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Aix-Marseille

    

élections professionnelles. Vote électronique du 1er au 8 décembre 2022.

Pour une école qui instruise !     Pour des professeurs respectés !

Votez pour les listes d'union SNCL - SIES - SAGES

- Nos listes et nos professions de foi.

- Tableau des scrutins. Titulaires, vous votez à 4 scrutins. Agents contractuels, vous votez à 3 scrutins.

 

Titulaires, vous votez à 4 scrutins.

Agents contractuels, vous votez à 3 scrutins.

 

 


Le réel face à l'idéologie.

 

L’école Républicaine est depuis trop longtemps en proie à l’idéologie et aux idéologues pédagogistes ou politiques, souvent les mêmes. Son déclin continu depuis près de cinquante ans (Loi Haby de 1975) ayant méthodiquement conduit, réforme après réforme, à sa déliquescence actuelle résulte de cette idéologie. Elle exerce son emprise insidieusement dans de nombreux domaines et explicitement pour certains sujets (contenus et volumes horaires disciplinaires, évaluation et orientation des élèves, autorité de l’adulte) et à des stades précis de la carrière des professeurs et des autres personnels de l’éducation nationale (recrutement, année de stage, formation continue, inspections et rendez-vous de carrière). Une entreprise de formatage idéologique - quand il ne s’agit pas de rééducation - des élèves comme des professeurs est à l’œuvre. Le SIES ne cesse de la combattre et d’en dénoncer les effets mortifères sur l’école Républicaine et la nation.

 

L’année de stage, en ce qui concerne les journées de formation, a laissé un souvenir cuisant à de nombreux professeurs. Selon la décennie durant laquelle le professeur a effectué son stage, l’académie et la discipline qu’il enseigne, son expérience et sa perception peuvent varier ; toutefois le phénomène est global. L’année de stage est jugée plus difficile et pénible que l’année de préparation au concours et les premières années en qualité de titulaire.

IUFM, ESPE, INSPE ... : on prend les mêmes adeptes des gourous du pédagogisme autoproclamés experts en sciences de l’éducation et on recommence ! Interminables journées à subir des formations totalement déconnectées de la réalité, du métier et surtout du contenu disciplinaire universitaire que le professeur doit maîtriser et transmettre, durant lesquelles les stagiaires sont infantilisés. Travail superfétatoire, injonctions pédagogiques contradictoires émanant des formateurs et inspecteurs, pressions et menaces de non titularisation exercées sur les courageux et téméraires qui osent remettre publiquement en question la doxa pédagogiste ou seulement faire montre de scepticisme envers l’efficacité sur les élèves des méthodes pédagogiques « innovantes » imposées et présentées comme la panacée censée permettre la « réussite de tous les élèves » (sic). Des cohortes d’étudiants et de lauréats d’un concours de haut niveau, passionnés par la discipline qu’ils souhaitent enseigner, ont entendu dire doctement durant ces formations qu’il ne fallait pas transmettre ce qu’ils savent et ce qu’ils savent faire. L’enseignement magistral, qui a élevé des générations d’Hommes et fait preuve de son efficacité, y est caricaturé et dénigré.

L’argutie développée par les pédagogistes repose sur le postulat suivant : la société ayant évolué, les élèves d’aujourd’hui seraient différents des élèves d’hier ; il faudrait donc que le professeur s’adapte et fasse classe autrement, ne transmette plus ni savoirs ni savoir-faire, ne demande plus aux élèves de fournir des efforts. Ainsi, justifient-ils ce que le SIES qualifie de syndrome de l’innovation : la promotion d’inepties pédagogiques se substituant aux pédagogies précédemment mises en oeuvre et ayant fait preuve de leur efficacité. Nul ne peut nier que toute société évolue ; le rythme de cette évolution étant toutefois variable selon les sociétés et les civilisations. Nous rétorquons aux progressistes béats que toutes les évolutions ne sont pas nécessairement bonnes et que certaines peuvent, voire doivent, être combattues lorsqu’elles sont néfastes. Les élèves disposent d’une cognition identique à celle des générations précédentes ; ils sont tout autant capables de mémoriser, de fournir des efforts et du travail à la maison. En revanche, leurs dispositions naturelles n’ont pas été exercées avec la même intensité du fait de la pédagogie en vogue. Le niveau général en orthographe, en mathématiques et dans toutes les autres disciplines s’est effondré chez les élèves victimes des pédagogies socio-constructivistes et du laxisme à l’école et parfois également biberonnés depuis leur plus jeune âge en dehors de l’école - du fait d’une carence éducative familiale - aux écrans, jeux vidéos, émissions abrutissantes et autres réseaux-sociaux. Un cercle vicieux s’est mis en place dont on peut craindre les conséquences pour la nation et la démocratie. La désinstruction conduit à « l’idiocratie » ou à la dictature.

 

Les professeurs ont subi la dénaturation de leur métier au gré des réformes ; ceux qui ont le plus d’ancienneté ne reconnaissent plus l’école Républicaine, tandis que les plus jeunes observent que l’institution n’est déjà plus celle qu’ils ont connu étant élèves.

Les horaires disciplinaires se réduisent comme peau de chagrin provoquant une constante diminution du niveau moyen des élèves du primaire jusqu’à l’enseignement supérieur. La scandaleuse nouvelle réforme de la voie professionnelle n’échappe pas à la règle ; la diminution des horaires disciplinaires étant sa seule finalité.

Le casernement des professeurs du lundi matin au vendredi soir est érigé en principe par des chefs d’établissement de plus en plus nombreux qui instaurent des emplois du temps à trous. Au nom de la « communauté éducative », certains chefs d’établissement considèrent comme un privilège le fait d’accorder une demi-journée sans cours dans l’emploi du temps du professeur.

Dans certains établissements, l’emploi du temps des professeurs est modifié, parfois de semaine en semaine, au gré des absences d’autres professeurs, des sorties scolaires ou des stages des élèves. L’annualisation du temps de travail des professeurs devenus taillables et corvéables à merci que le SIES dénonce depuis des années est en passe d’être institutionnalisée.

Les syndicats des personnels de direction (UNSA et SGEN) et les autres pédagogistes revendiquent que le chef d’établissement, conforté par plusieurs ministres de l’éducation nationale successifs dans un rôle de manager, soit le premier responsable pédagogique de l’établissement. Le SIES défend la liberté pédagogique individuelle du professeur et conteste toute légitimité au chef d’établissement en ce domaine. L’ingérence des chefs d’établissement en matière de pédagogie et d’évaluation des élèves est insupportable. Le pouvoir accordé aux chefs d’établissement n’a cessé de croître en concomitance avec l’autonomie de l’établissement. Les rendez-vous de carrière ont succédé à une notation administrative annuelle, séparée de la notation pédagogique, dans le cadre de laquelle le chef d’établissement devait seulement évaluer trois domaines (« ponctualité - assiduité », « activité - efficacité » et « autorité - rayonnement »). La part de l’avis du chef d’établissement et les compétences qu’il a la charge d’évaluer dans le cadre des rendez-vous de carrière illustrent tristement leur ingérence dans le domaine pédagogique. Le protocole PPCR que le SIES a combattu, mais qui a été approuvé par l’UNSA, la FSU (SNES, SNEP, SNUEP) et le SGEN, a permis aux pédagogistes d’avancer leurs pions et de gagner davantage de terrain au détriment de la liberté pédagogique individuelle des professeurs et de leur carrière.

Les professeurs sont à la fois victimes de l’autoritarisme croissant d’une partie des chefs d’établissement et des inspecteurs et d’une politique laxiste qui favorise le manque de respect et les violences de la part des élèves et des parents d’élèves. Des personnels de direction prônant la « bienveillance » pour les élèves perturbateurs et les familles traitent les personnels, notamment les plus fragiles, avec une brutalité et une goujaterie décomplexées.

La remise en cause par les élèves et les parents d’élèves des notes attribuées par les professeurs et des appréciations qu’ils rédigent n’a cours que parce que le système encourage l’ingérence des parents en qualité de « membres de la communauté éducative », une « école ouverte sur le monde » et s’affiche résolument comme anti-méritocratique. Toute velléité professorale de promotion de l’émulation au sein de la classe est désormais condamnée par la hiérarchie ; l’incitation à évaluer par compétences est une des manifestations de cette idéologie. Le SIES revendique la reconnaissance de la prérogative du professeur en matière d’évaluation des élèves et des prérogatives collégiales des professeurs en matière d’orientation et de passage en classe supérieure.

 

Les professeurs et les autres agents de l’éducation nationale sont particulièrement exposés au manque de respect, aux insultes, menaces et aux actes de violence de la part d’élèves ou de parents d’élèves. Le phénomène se manifeste avec une intensité variable selon la localisation de l’établissement, cependant il est observable partout et en progression exponentielle. Le SIES en a régulièrement dénoncé les causes dans ses publications : le laxisme institutionnalisé et l’absence de soutien aux agents victimes. Des actes de violence de plus en plus graves sont commis dans les établissement scolaires, très récemment des scènes de guérilla urbaine se sont déroulées devant des établissements. Dans ce contexte parfois insurrectionnel, la passivité de l’institution face aux nouvelles provocations et revendications communautaristes et religieuses est irresponsable. Le SIES défend l’autorité des professeurs, la laïcité, l’école Républicaine et ses valeurs.

 

Le réel dresse un constat d’échec intégral de cette idéologie pédagogiste et politique qui a détruit l’ascenseur social et l’école Républicaine, qui est responsable de la chute abyssale du niveau des élèves en quelques décennies, de la souffrance au travail des professeurs et des autres agents, de la crise du recrutement, de la progression exponentielle des actes de violence et des revendications communautaristes.

Il n’est cependant pas trop tard pour refonder l’école Républicaine !

 

Depuis 1998, le SIAES - SIES fait entendre un discours hétérodoxe et de bon sens.

Sans compromission, sans retournement de veste en fonction de la coloration politique du gouvernement ou de la mode du moment, le SIES garde le cap, celui de la défense d’un service public d’instruction et d’éducation de qualité !

Quand certains syndicats sont coresponsables de la situation et que d’autres ont renoncé à défendre les professeurs et renié leurs mandats historiques pour devenir consensuels, le SIES ne cède ni au prêt à penser, ni au politiquement correct, ni aux tentatives d’intimidation de certains de ses concurrents.

Attaché à son indépendance idéologique, le SIES ne roule pour aucun parti politique, n’est à la remorque d’aucune confédération syndicale et défend les intérêts matériels et moraux des professeurs. Il ne donne aucune consigne de vote à ses adhérents pour les élections politiques.

Indépendant financièrement, le SIES ne perçoit aucune subvention publique, n’a pas de local mis à sa disposition par une collectivité territoriale, refuse les ressources publicitaires et ne vit que grâce aux cotisations des membres. Le SIES publie ses comptes au Journal Officiel afin d’assurer la transparence financière. Le SIES n’a aucun employé. Ses responsables réalisent un travail syndical bénévole.

Vous serez appelés à voter du 1er au 8 décembre 2022 pour les élections professionnelles.

- Le SIES (syndicat national) présente une liste d’union SNCL - SIES - SAGES avec ses partenaires syndicaux historiques, affiliés comme lui à la FAEN, à chacun des scrutins nationaux : CSAM et CAPN.

- Le SIAES présente dans l’académie d’Aix-Marseille une liste à chacun des scrutins académiques : CSAA, CAPA, CCPA.

- Le SIES présente dans les autres académies une liste d’union SNCL - SIES - SAGES à chacun des scrutins.

Pour soutenir le syndicalisme indépendant, pour permettre au SIAES - SIES de continuer de résister, pour lui donner les moyens de vous défendre et de faire entendre ses revendications, votez et faites voter pour les listes SIAES et pour les listes SNCL - SIES - SAGES.

 

Jean-Baptiste VERNEUIL - Président du SIES

 

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En réglant votre cotisation en novembre 2022, vous serez adhérent(e) jusqu'en novembre 2023.


Lycée : une spécialité incohérente, HLP (Humanités, Lettres, Philosophie).


Pour une école qui instruise.


Hommage à Samuel Paty.


Refusons la soumission !

Refusons la soumission des professeurs et de notre institution devant les élèves et les familles.

Refusons la soumission de l’École Républicaine devant les communautarismes et les religions.


L’école « du futur » doit redevenir républicaine.

 

L’Education Nationale est dans une situation catastrophique qui aura de graves conséquences sur l’avenir de la Nation. Des constats s’imposent désormais à tous, y compris à ceux qui persistent à nier l’évidence.

 

Le premier constat porte sur ce que l’on qualifiait encore naguère pudiquement de « crise des vocations ».

Le niveau de recrutement des professeurs ne cesse de diminuer et atteint un niveau historiquement et dangereusement bas, préjudiciable aux élèves et à notre institution.

Le nombre d’inscrits et de présents diminue au concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) et au concours du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES). Le nombre d’admissibles est inférieur au nombre de postes offerts à certains concours. Ce phénomène touche des disciplines jusqu’alors relativement épargnées qui voient le nombre d’inscrits et d’admissibles diminuer et se rapprocher du nombre de postes au concours. De nombreux postes ne sont pas pourvus dans certaines disciplines du second degré et dans certaines académies dans le premier degré. La tendance s’accentue d’année en année. Sur les 5225 postes ouverts au CAPES externe 2022, 1305 ne sont pas pourvus (25 %) ; 9 disciplines sur 29 sont déficitaires (documentation [5 postes non pourvus sur 120], éducation musicale [90/127], allemand [155/215], anglais [106/781], lettres classiques [79/134], lettres modernes [157/755], mathématiques [478/1035], physique-chimie [216/425], sciences économiques et sociales [19/121]). Sur les 580 postes ouverts au CAPET externe 2022, 120 ne sont pas pourvus (20,7 %) ; 7 disciplines sur 15 sont déficitaires (sciences industrielles de l’ingénieur et économie et gestion). Sur les 1370 postes ouverts au CAPLP externe 2022, 413 ne sont pas pourvus (30,2 %) ; 18 disciplines sur 33 sont déficitaires (maths-physique-chimie [117/240] et biotechnologies santé environnement [124/190] sont les disciplines plus touchées). Sur les 8163 postes ouverts au CRPE externe public 2022, 1747 ne sont pas pourvus (21,4 %).

Le recrutement de personnels contractuels, malheureusement préféré depuis des années par le ministère au recrutement et à la formation de titulaires et inscrit comme objectif dans la Loi Dussopt de transformation de la Fonction publique, a également atteint ses limites quantitativement et qualitativement.

Les « Job dating » organisés dans l’académie de Versailles pour tenter de recruter 300 professeurs contractuels à l’issue d’un entretien de quelques minutes seulement qui ont fait l’objet d’une importante couverture médiatique illustrent l’état de déliquescence de notre institution qui se contente désormais de placer un adulte face aux élèves. La qualité de l’enseignement dispensé par ce dernier importe peu. Dans le même temps, des professeurs titulaires chevronnés dont la maîtrise des savoirs universitaires est avérée et les compétences professionnelles parfaitement indiscutables subissent la tyrannie pédagogiste de certains inspecteurs pédagogiques et personnels de direction et voient parfois leur progression dans la carrière entravée aux motifs qu’ils osent transmettre des savoirs et des savoir-faire et avoir des exigences concernant le travail que doivent fournir les élèves et le comportement qu’ils doivent adopter en classe.

 

Le nombre de titulaires, professeurs, CPE et personnels administratifs, en situation de souffrance physique et/ou psychologique au travail s’accroît au fil des ans. Le malaise est extrêmement profond.

Le nombre de démissions* augmente parmi les professeurs titulaires et les professeurs stagiaires. Durant l’année scolaire 2012-2013, le taux de démissions des titulaires était de 0,09 % dans le premier degré et dans le second degré. Durant l’année scolaire 2017-2018, le taux de démissions des titulaires était de 0,25 % dans le premier degré et 0,14 % dans le second degré. Dans le second degré, le corps des professeurs certifiés est le corps pour lequel le taux de démissions des titulaires est plus élevé. Durant l’année scolaire 2012-2013, le taux de démissions des stagiaires était de 1,4 % dans le premier degré et de 0,9 % dans le second degré. Durant l’année scolaire 2017-2018, le taux de démissions des stagiaires était de 3,9 % dans le premier degré et 2,6 % dans le second degré.

Les demandes de rupture conventionnelle sont en nette augmentation depuis la création de ce dispositif en 2020 et contribuent à l’évolution à la hausse du taux de départs définitifs volontaires**. Durant l’année scolaire 2008-2009, le taux de départs définitifs volontaires était de 0,05 % dans le premier degré et dans le second degré et était de 0,94 % parmi les stagiaires. Durant l’année scolaire 2020-2021, le taux de départs définitifs volontaires était de 0,41 % dans le premier degré (8 fois plus), de 0,24 % dans le second degré (5 fois plus) et de 3,18 % parmi les stagiaires (3,4 fois plus). Ces données ne prennent pas en compte les démissions et ruptures conventionnelles des professeurs en détachement ou en disponibilité.

A ces départs définitifs, il convient d’ajouter les sorties temporaires. En effet, le nombre de détachements et de demandes de disponibilité augmente également. Ces chiffres ne constituent que le sommet de l’iceberg. De nombreux professeurs souhaiteraient pouvoir se reconvertir professionnellement et quitter l’éducation nationale devenue à leurs yeux insupportable du fait de son évolution délétère.

 

Les causes sont indiscutables. La désacralisation du professeur, l’interdiction faite aux adultes d’exercer leur autorité et aux professeurs de transmettre des savoirs, une rémunération très insuffisante, c’est-à-dire le déclassement moral et social des professeurs, sont à l’origine de cette crise du recrutement et de cette vague de départs. Les personnalités politiques de droite comme de gauche qui se sont succédé au ministère de l’éducation nationale et les syndicats pédagogistes coresponsables de cette situation ne parviennent plus à mettre la poussière sous le tapis.

Une majorité s’accorde pour dénoncer la paupérisation des professeurs et CPE alors qu’ils appartiennent à la catégorie A, l’absence de revalorisation du point d’indice notamment dans un contexte inflationniste et pour demander une augmentation de leur rémunération. Cependant, la question des conditions de travail exécrables dans un nombre croissant d’établissements est trop souvent occultée, notamment par nos concurrents syndicaux.

Les carences en autorité, le manque de respect dû au professeur et à l’adulte en général, l’ingérence croissante des familles, les insultes, menaces et agressions dont sont victimes les professeurs sans qu’ils puissent toujours bénéficier du soutien de leur hiérarchie et d’une protection suffisante de la part de l’institution, l’impunité des élèves et des familles responsables de ces actes, sont une réalité. Le baromètre du climat scolaire 2021 de l’autonome de solidarité laïque publié fin mai 2022 ne fait qu’enfoncer le clou.

Quand le choix politique consiste depuis des années à ne pas remédier aux causes, il ne faut pas s’étonner des conséquences. Les volontaires pour entamer une carrière à 1400 euros net après des années d’études et prendre le risque de se faire insulter ou menacer pendant 40 ans sont peu nombreux.

 

Un autre constat implacable est la chute constante et alarmante du niveau scolaire des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants. Lecture, orthographe, maîtrise de la langue, capacité à argumenter, à rédiger un texte compréhensible, niveau en mathématiques, connaissances en histoire ou en géographie, connaissances scientifiques, culture générale : la chute est vertigineuse entre les cohortes de bacheliers tandis que le taux de réussite au baccalauréat, généreusement distribué, dépasse les 90 %. Réforme après réforme, la France dégringole dans les différents classements internationaux. Les médias se sont faits l’écho de la comparaison peu flatteuse pour notre système entre le niveau des élèves français et celui des élèves déplacés ukrainiens.

L’école Républicaine jadis citée en exemple et enviée par de nombreux pays est aujourd’hui à l’agonie. Elle produit des générations d’illettrés pourtant diplômés.

Seuls les pédagogistes peuvent encore nier cette réalité lorsqu’ils affirment toute honte bue qu’un élève de 2022 « maîtrise davantage de compétences » qu’un élève né dans les années 1950, 1960 ou 1970 au motif qu’il sait « surfer sur internet », consulter et recopier wikipédia, et faire fonctionner les applications de son smartphone.

Tout comme les professeurs écœurés par l’évolution de leur métier, les élèves font les frais de la suppression de la méritocratie républicaine. Ils sont victimes sans en avoir conscience des réformes et politiques pédagogistes, du bannissement de la transmission des savoirs et des savoir-faire et de la mise en place du socio-constructivisme, de la suppression des notes remplacées par l’évaluation « par compétences », de l’interdiction du « par coeur » et des devoirs à la maison dans le premier degré. L’institution ment aux élèves et à leurs parents en remontant artificiellement les notes et en attribuant des diplômes sans plus de valeur qu’une pièce en chocolat.

 

Le nombre d’élèves adoptant un comportement inapproprié en classe augmente. Insultes, menaces, violences, agressions, constituent le quotidien de nombreux professeurs dans un nombre croissant d’établissements. Cela concerne des élèves de plus en plus jeunes à tel point que les professeurs des écoles ne sont plus épargnés par un phénomène que l’on pensait circonscrit au second degré.

Les élèves désireux de travailler et d’apprendre en sont empêchés par de petits voyous qui font régner la terreur dans les classes. Les élèves issus de familles appartenant aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées sont les principales victimes alors que l’école Républicaine devrait les protéger et jouer son rôle d’ascenseur social.

La culture de l’excuse, l’angélisme, l’impunité institutionnalisée par la suppression des sanctions ou le sursis systématique sont des fléaux. Des jeunes sans repères, sans notion du « bien » et du « mal », sortent du système éducatif chaque année de plus en plus nombreux. Le cocktail de l’ignorance crasse, de l’illettrisme et du sentiment de toute puissance conféré par des années d’impunité est redoutable et parfois fatal pour les victimes de l’ensauvagement de la société. La délinquance des mineurs et jeunes adultes explose alors qu’ils ont souvent suivi une scolarité complète, notamment parce que l’impunité et le laxisme ont été institutionnalisés au sein de l’Ecole par les responsables politiques soutenus par des syndicats politisés hostiles à toute forme d’autorité et de sanction, parfois les mêmes qui dénigrent et attaquent les forces de l’ordre et qui prennent la défense des racailles.

En 2018, le mot-dièse « pas de vague » utilisé sur les réseaux sociaux par des professeurs exaspérés par le manque de soutien de la hiérarchie quand un des leurs ou tout autre personnel d’un établissement scolaire est victime d’insultes, de menaces ou d’une agression physique avait été médiatisé. De nombreux syndicats, y compris ceux qui ont une part de responsabilité dans la situation actuelle, avaient repris ce slogan à leur compte. Les temps changent... Depuis, dénoncer l’abandon des fonctionnaires face à leurs agresseurs par un état qui a renoncé à assurer sa mission régalienne (en est-il encore seulement capable ?) et dénoncer la lâcheté de l’institution, le laxisme et la soumission face aux agresseurs, face aux communautaristes, est considéré par certains comme réactionnaire, voire fasciste.

 

Le wokisme, importé des états-Unis d’Amérique, déferle également sur l’éducation nationale. La quasi totalité des syndicats traitent de sujets sans rapport avec l’école et diffusent une idéologie qui crée des divisions en s’attaquant à la laïcité et à la République, en prenant fait et cause pour les communautaristes, en tentant d’imposer l’écriture inclusive et le communautarisme anglo-saxon au sein de l’école Républicaine. La situation des professeurs et des CPE, a fortiori des titulaires, est reléguée au second plan, quand elle n’est pas éludée, par un certain nombre de syndicats. Le SIAES et le SIES ont pour mission de défendre les intérêts matériels et moraux des cadres A que sont les professeurs et les CPE et des autres agents, sans honte corporatiste. Le SIAES et le SIES ne sont pas les instruments d’un parti politique et défendent une conception non dévoyée de la laïcité et de l’école Républicaine.

Attachés à la loi de 1905, SIAES et SIES refusent la soumission face aux religions et aux communautarismes.

 

La désacralisation du professeur découle de nombreux phénomènes concomitants, le pédagogisme gangrénant tous les niveaux de l’éducation nationale, qui s’inscrivent malheureusement dans la durée :

- l’interdiction faite aux professeurs d’exercer leur autorité disciplinaire puisqu’ils sont enjoints d’animer la classe et non d’instruire les élèves en transmettant des savoirs et des savoir-faire ;

- l’ouverture de l’école sur le monde, l’ingérence croissante et insupportable des parents, l’enfant roi dont la parole est mise au même niveau que celle de l’adulte ;

- l’interdiction faite aux professeurs et aux CPE d’exercer leur autorité d’adulte ;

- une succession d’ineptes réformes qui ont ravagé les statuts des professeurs, renforcé le pouvoir des chefs d’établissement « managers », profondément dénaturé le premier degré, le second degré dont la primarisation s’est accentuée et l’enseignement supérieur qui a été secondarisé notamment depuis la création du bloc bac - 3 / bac + 3 ;

- les glissements sémantiques, parfois imperceptibles pour les non initiés, qui peuvent paraître anodins et inoffensifs, mais qui sont les marqueurs de la gangrène pédagogiste et de sa novlangue au sein de notre profession. Le « professeur » a progressivement été nommé « enseignant » avant de devenir un « éducateur ». La « communauté éducative » qui est un marqueur du fait que dans la conception pédagogiste, le professeur est un éducateur parmi d’autres. Voilà les professeurs, leurs savoirs universitaires et leur autorité, dilués dans cette « communauté » au sein de laquelle ils deviennent minoritaires et souvent impuissants, dont les membres ne cessent d’augmenter en incluant les AED, les AESH de plus en plus nombreux, les parents, les intervenants extérieurs, associations et collectifs etc. La fameuse « bienveillance » qui outre le fait qu’elle sous-entend que les professeurs seraient malveillants envers les élèves est une injonction au laxisme afin de garantir à l’élève - indépendamment du travail et des efforts qu’il réalise et de son niveau scolaire - son « droit à la réussite » au nom de « la réussite de tous les élèves ». Le « ministère de l’Instruction publique » devenu « ministère de l’éducation nationale » et qui deviendra bientôt peut-être selon le souhait du Président Emmanuel Macron et du ministre Pap Ndiaye « école du futur ».

L’état du pays et de son école sont tels que l’école a viscéralement besoin de redevenir républicaine.

 

Jean-Baptiste VERNEUIL - Président du SIES

 

* chiffres de démissionnaires stagiaires et titulaires des premier et second degrés. Réponse du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse publiée dans le Journal Officiel du Sénat du 05/12/2019 à la question écrite n° 10433 publiée dans le Journal Officiel du Sénat du 16/05/2019.

** Chapitre 8 du Bilan social du ministère de l’éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports 2020-2021.

 

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Vos droits - votre carrière.

 

Téléchargez le Vade-Mecum du SIAES - SIES 2022-2023

 

Sommaire : Calendrier scolaire - Les dates à ne pas oublier ! - Traitements - Heures supplémentaires - Indemnités - Prime d'équipement informatique - Prime d'attractivité - Emploi du temps - Mutation inter et intra académique - Service - Réduction des maxima de service - Pondérations - Indemnité pour Mission Particulière - Prime d’entrée dans le métier - Supplément Familial de Traitement - Forfait mobilités durables - TZR - ISSR - Prise en charge des frais de transport - Remboursement : frais de déplacements - Déménagement - Remplacements à l’interne - Absences et congés divers - Temps partiel - Accident de service / travail / trajet - Heure de vie de classe - Faire reconnaître sa pathologie : RQTH - Les grades et les échelons - Rythmes d’avancement d’échelon - L’avancement d’échelon - Avantage Spécifique d’Ancienneté - Classement des ex-contractuels - Accès au corps des professeurs agrégés par liste d’aptitude - Promotion à la hors classe (règles et reclassement) - Promotion à la classe exceptionnelle et à l'échelon spécial - Que faire en cas de violence ? - Protection juridique du fonctionnaire - Que faire en cas de grève ? - Retraite - Droit syndical - Elections au CA - L’indépendance idéologique et financière du SIAES - SIES - Représentativité du SIAES - Le SIAES - SIES à votre service : Organigramme - Cotisations - Adhésion

 

Consultez également la rubrique "votre carrière" de notre site internet (cliquez ici)


École et scolarité : du loisir à l’institution

École et scolarité sont des termes dont on se gargarise dans les milieux politiques sans savoir toujours ce qu’ils signifient vraiment et ce qu’ils nous disent de notre histoire autant que de celle de l’école.

Commençons par un peu d’étymologie : d’où vient l’école ?     lire la suite


Rendez-vous de carrière

- Contestation de l'appréciation finale attribuée suite au rendez-vous de carrière réalisé durant l'année scolaire 2021-2022.

- Aurez-vous un rendez-vous de carrière durant l'année scolaire 2022-2023 ?

Accédez à toutes les informations en cliquant ici


La Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat (GIPA) reconduite pour 2022.


Promotion à la classe exceptionnelle.

 

- Professeurs agrégés.

 

- Professeurs certifiés, professeurs d'EPS, professeurs de lycée professionnel, CPE.


Promotion à la hors classe.

 

- Professeurs agrégés.

 

- Professeurs certifiés, professeurs d'EPS, professeurs de lycée professionnel, CPE.


Accès à l’échelon spécial de la classe exceptionnelle des professeurs certifiés, des professeurs d'EPS, des professeurs de lycée professionnel et des conseillers principaux d'éducation.


Le congrès annuel du SIES s'est tenu le jeudi 9 juin 2022 à La Destrousse (13112).


Election présidentielle 2022.


Mutations INTRA académiques 2022.

 Le SIES informe et conseille ses adhérents (visioconférences, téléphone, mail). Les adhérents peuvent nous contacter en utilisant nos numéros personnels. Pour adhérer au SIES, cliquez ICI.

 

Calendrier des réunions d'information (visioconférences) animées par les responsables du SIES et coordonnées pour obtenir des conseils par téléphone et/ou par mail.


Revalorisation de l’indemnité de sujétions REP+ (part fixe, part modulable).


Revalorisation de la prime d'attractivité à compter du 1er février 2022.


Accès au corps des professeurs agrégés par liste d'aptitude.


Réévaluer la valeur du point d’indice pour enrayer le déclassement social.


La laïcité.

Chaque fois qu’un des principes républicains n’est plus compris ou perd de sa force à cause de manœuvres politiques nocives, on impose aux professeurs, à l’école publique, la charge de l’enseigner ou de le rappeler, la charge d’en maintenir l’éclat autant que cela importe aux gouvernants qui s’inquiètent de sa perte.

C’est le cas pour le concept de la laïcité, qu’il fut fort à la mode d’affubler de différents adjectifs ou compléments comme si elle ne se suffisait pas à elle-même, comme s’il pouvait y en avoir plusieurs formes en fonction des groupes sociaux et religieux qui s’en saisissent pour toutes sortes de raisons. C’est trahir une ignorance malheureusement trop répandue autant que ceux qui ont élaboré ce concept fondamental pour la République ; l’article 1 de la constitution du 27 octobre 1946 en témoigne : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». (lire la suite)


La réforme du lycée et du baccalauréat : une énième entreprise de démolition.

« C’est curieux, chez les ministres, ce besoin de réformer l’Éducation nationale » pourrait-on parodier Michel Audiard et les Tontons flingueurs … L’Éducation nationale est bien cette institution continuellement réformée depuis quarante ans par les ministres successifs, qu’ils soient de droite ou de gauche, ministres qui veulent marquer de leur empreinte ce ministère réputé ingouvernable.

La dernière de ces réformes, celle de 2019, continue le travail de sape entrepris par celle de 2010 qui avait mis à mal l’enseignement au lycée, réduisant drastiquement les heures attribuées aux disciplines, introduisant des matières nouvelles et des cours d’un nouveau genre dans lesquels le numérique avait de plus en plus d’importance et offrant aux parents d’élèves de plus en plus d’influence dans les différentes instances lycéennes. (lire la suite)


Contrat Local d’Accompagnement : le ministère ne respecte pas ses engagements.

 

Lycées et éducation prioritaire : Reconduction du versement d’une Indemnité pour Mission Particulière académique pour l’année scolaire 2021-2022.

 

Mutations : scandaleuse suppression de la bonification attribuée au titre de la situation de parent isolé.


Mouvement national à gestion déconcentrée 2022. Mutations INTER académiques.

 Le SIES informe et conseille ses adhérents (visioconférences, téléphone, mail). Les adhérents peuvent nous contacter en utilisant nos numéros personnels. Pour adhérer au SIES, cliquez ICI.

 

Trouvez toutes les informations utiles en cliquant ici (règles et barème, publication du SIES consacrée aux mutations, barres des années précédentes, calendrier des réunions d'information organisées par les élus du SIES, coordonnées pour obtenir des conseils par téléphone ou par mail).


Encore un professeur agressé.


De l'autorité scolaire.

L’autorité des professeurs est bien souvent critiquée, soit pour déplorer qu’ils n’en ont pas ou plus, soit pour se plaindre qu’ils l’exercent injustement. Elle est encore plus contestée par les élèves, parfois, et plus souvent par leurs parents et, malheureusement, par l’institution elle-même, qui nient l’existence, voire l’utilité de cette autorité que tous peinent à définir et confondent avec le pouvoir du plus fort, la crainte de la hiérarchie ou une obséquiosité qui se pare des oripeaux de l’obéissance, voire de l’hypocrisie. (lire la suite)


De l'écriture inclusive.

Contrairement aux intentions avouées de ses inventeurs, l’écriture dite inclusive n’inclut personne mais exclut les femmes comme les hommes de leur commune humanité, elle leur refuse d’être les mêmes dans la différence de l’individualité et les réduit à leur sexe confondu abusivement avec le genre grammatical qui est, avant tout, une façon particulière à chaque langue d’envisager le monde. En outre, elle refuse de considérer que, dans de nombreuses langues, l’expression du genre ne se limite pas au masculin et au féminin, mais envisage le neutre, comme en allemand, en grec, en russe ou en slovène, quand d’autres langues n’expriment pas le genre, comme l’anglais, le basque, le turc ou le hongrois, et qu’il y a plus de trois genres dans d’autres langues. Le critère le plus notable, d’ailleurs, pour différencier les genres n’est pas le sexe mais plutôt l’animé et l’inanimé, ce qui vit et ce qui ne vit pas aux yeux humains, comme en polonais, par exemple. (lire la suite)


Le SIES : le syndicat garanti SANS écriture inclusive ! 

Tandis que notre nation est en passe de devenir un camp de rééducation du fait de l’irruption du mouvement « woke » importé des États-Unis d’Amérique et de minorités s’érigeant en victimes opprimées qui exercent leur tyrannie et qui tentent de diriger le pays, l’École Républicaine est devenue une proie de choix où la plupart des autres organisations syndicales servent de relais pour promouvoir et imposer l’écriture inclusive qui s’inscrit dans une logique de déconstruction méthodique de notre histoire, de notre culture et des codes de la langue française contribuant à rendre encore plus difficile la maîtrise de l'écrit pour les moins aguerris.

La langue française est l’âme de la France, il est du devoir des professeurs et de tout citoyen de la défendre.

Le SIES s’y engage !


Le congrès annuel du SIES s'est tenu le lundi 5 juillet 2021 à La Destrousse (13112). Un compte-rendu a été adressé aux adhérents.


C’est curieux, chez certains profs, ce besoin de faire des frasques !

Sale temps pour la liberté dans l’école de la République.


Refusons la soumission ! Bis repetita placent.


"Revalorisation" :

- Prime d’attractivité : un ersatz de revalorisation.

- Prime d'équipement informatique : une aumône.

- Du mépris pour les professeurs documentalistes et pour les CPE !

- Le taux de promotion à la hors classe porté de 17 % à 18 %.

Accédez à toutes les informations en cliquant ici


Contrats locaux d’accompagnement : une « expérimentation » idéologiquement orientée avant une réforme de l’éducation prioritaire.


Lycées et éducation prioritaire : une indemnité académique en attendant ...


Confinement, contexte liberticide, protocole sanitaire, dramatisation et paradoxes.


Revalorisation des personnels : point d'étape au 13 octobre.


Stagiaires 2020-2021

 Accédez à des informations exhaustives en cliquant ici.


Un « monde d’après » sans paritarisme.


Avancement d'échelon

 

AGRégés et prag  /  certifiés  /  eps  /  plp  /  cpe

 

Accédez à des informations exhaustives en cliquant ici.


Rendre leur légitimité aux professeurs.

 

Cliquez ici pour télécharger le communiqué au format .pdf pour impression, tractage et affichage.


La réussite scolaire d’un élève n’est pas un droit,

elle se mérite par le travail et les efforts fournis.

 

Cliquez ici pour télécharger le communiqué au format .pdf pour impression, tractage et affichage.


Dossier PPCR : tous reclassés au 01/09/2017, nouveau rythme d'avancement d'échelon, nouvelles grilles indiciaires, nouveau grade (classe exceptionnelle), nouvelle évaluation ("rendez-vous de carrière"). Cliquez ICI pour accéder à toutes les informations.


Nos revendications pour une véritable refondation de l’Ecole Républicaine.

 

Fidèle à ses valeurs et à son indépendance idéologique, le SIES ne donnera aucune consigne de vote en cette période de campagne électorale pour l’élection présidentielle. Nous estimons que ce n’est pas le rôle d’un syndicat d’appeler à faire élire ou à faire battre tel ou tel candidat. Il appartient à chaque citoyen de se forger sa propre opinion à la lecture des programmes des différents candidats.

Syndicat indépendant regroupant des adhérent(e)s aux idées politiques différentes, mais qui partagent les mêmes revendications professionnelles et syndicales, le SIES prend exclusivement position sur des sujets en lien avec l’Ecole, l’enseignement, la corporation et la fonction publique. Il rappelle succinctement ses principales revendications pour poser les bases d’une véritable refondation de l’Ecole de la République permettant de lui rendre son rôle d’ascenseur social :

- En finir avec le pédocentrisme. Séparer clairement l’enseignement des activités péri-éducatives et ludiques. Remettre l’École sur les rails de sa finalité : la transmission du savoir qui est l’INSTRUCTION ; l’apprentissage de la citoyenneté qui est l’EDUCATION.

- Cesser d’imposer aux élèves et aux professeurs les théories délirantes des pseudo-pédagogues, spécialistes autoproclamés des « sciences de l’éducation », qui sévissent dans les rangs des inspecteurs, des formateurs et des personnels de direction. Le savoir n’est pas inné, il est transmis et s’acquiert par l’effort. L’élève ne peut pas tout découvrir par lui-même. Seul un spécialiste de sa discipline peut transmettre ce qu’il a acquis et ce pour quoi il a été formé.

- Cesser de « primariser » le secondaire et de « secondariser » le supérieur.

- Abroger la Loi Peillon d'orientation et de programmation et les décrets Peillon - Hamon.

- Abroger la calamiteuse réforme des rythmes scolaires dans le premier degré.

- Abroger la réforme du collège de Najat Belkacem et la réforme du lycée de Luc Chatel.

- Rétablir l’évaluation chiffrée de l’acquisition des savoirs et de la maîtrise des savoir-faire en lieu et place de l’évaluation par compétences qui constitue la négation du savoir.

- Supprimer le passage automatique en classe supérieure et reconnaitre les prérogatives collégiales des professeurs en matière d’orientation et de passage en classe supérieure.

- Rendre aux professeurs leur entière liberté pédagogique afin qu’ils puissent assurer leur mission d’instruction, sans subir de pressions de la part des chefs d’établissement, des inspecteurs ou des parents.

- Mettre fin à la démagogie, au renoncement, au mythe égalitariste et au laxisme qui se cache souvent derrière le mot à la mode du moment : la « bienveillance ». Restaurer la vraie démocratie, une nécessaire discipline, le sens de l’effort et l’élitisme républicain.

- Rétablir le respect des professeurs, l’autorité de l’adulte et - lorsque la prévention a échoué - des sanctions proportionnées et adaptées. L’institution doit réellement protéger celles et ceux qui la servent des pressions extérieures et des violences. Rétablir dans tous les établissements les règles de vie en communauté et une ambiance de travail propice à la transmission des savoirs et savoir-faire et à la réussite de chaque élève en fonction de son travail et de ses capacités.

- Permettre, par le versement de bourses au mérite, à tous les élèves qui ont les capacités et qui souhaitent poursuivre des études longues de pouvoir le faire.

- Rétablir des programmes nationaux.

- Revaloriser les diplômes en conservant leur caractère national avec un examen terminal.

Le SIES :

- Rappelle son opposition à la mise en place de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.

- Refuse l’alignement des régimes de retraite du public sur le privé.

- Refuse toute augmentation des maxima de service des professeurs et CPE.

- Rappelle son opposition au protocole PPCR (voir nos prises de position).

- Revendique une véritable revalorisation du traitement des professeurs et des CPE victimes d’un déclassement moral et social sans précédent et une revalorisation significative des pensions civiles.


Le SIES en deuil.

Avis de décès de Jean Paul GARCIN

Hommages rendus lors des obsèques


 

 

PUBLICATION DES COMPTES ANNUELS DU SIES

 

- au 31/08/2011 (exercice du 01/09/2010 au 31/08/2011)

- au 31/08/2012 (exercice du 01/09/2011 au 31/08/2012)

- au 31/08/2013 (exercice du 01/09/2012 au 31/08/2013)

- au 31/08/2014 (exercice du 01/09/2013 au 31/08/2014)

- au 31/08/2015 (exercice du 01/09/2014 au 31/08/2015)

- au 31/08/2016 (exercice du 01/09/2015 au 31/08/2016)

- au 31/08/2017 (exercice du 01/09/2016 au 31/08/2017)

- au 31/08/2018 (exercice du 01/09/2017 au 31/08/2018)

- au 31/08/2019 (exercice du 01/09/2018 au 31/08/2019)

- au 31/08/2020 (exercice du 01/09/2019 au 31/08/2020)

- au 31/08/2021 (exercice du 01/09/2020 au 31/08/2021)

 

Conformément à la Loi du 20/08/2008, au décret d’application n° 2009-1665 du 28/12/2009 et à l'arrêté ministériel du 31/12/2009, le SIES publie ses comptes (bilan, compte de résultat et annexe sous une forme simplifiée).

Ces documents sont également publiés sur le site du Journal Officiel.

 

 

PUBLICATION DES COMPTES ANNUELS DU SIAES

 

- au 31/08/2011 (exercice du 01/09/2010 au 31/08/2011)

- au 31/08/2012 (exercice du 01/09/2011 au 31/08/2012)

- au 31/08/2013 (exercice du 01/09/2012 au 31/08/2013)

- au 31/08/2014 (exercice du 01/09/2013 au 31/08/2014)

- au 31/08/2015 (exercice du 01/09/2014 au 31/08/2015)

- au 31/08/2016 (exercice du 01/09/2015 au 31/08/2016)

- au 31/08/2017 (exercice du 01/09/2016 au 31/08/2017)

- au 31/08/2018 (exercice du 01/09/2017 au 31/08/2018)

- au 31/08/2019 (exercice du 01/09/2018 au 31/08/2019)

- au 31/08/2020 (exercice du 01/09/2019 au 31/08/2020)

- au 31/08/2021 (exercice du 01/09/2020 au 31/08/2021)

 

Conformément à la Loi du 20/08/2008, au décret d’application n° 2009-1665 du 28/12/2009 et à l'arrêté ministériel du 31/12/2009, le SIAES publie ses comptes (bilan, compte de résultat et annexe sous une forme simplifiée).

Ces documents sont également publiés sur le site du Journal Officiel.

 

 

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Le SIES affirme sa volonté d'Indépendance, face à des syndicats que beaucoup jugent trop marqués par l'idéologie ou la politique. Il n’est inféodé à aucune idéologie, ni aucun parti. Il n’a qu’un objectif : défendre un service public d’instruction et d’éducation de qualité et les intérêts matériels et moraux des personnels de l’Education Nationale, et particulièrement de celles et ceux qui font appel à lui.

 

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Dernière modification : 1 novembre 2022