sies, syndicat d'enseignants du second degre

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Le site internet du S.I.A.E.S.

Aix-Marseille

  

La réussite scolaire d’un élève n’est pas un droit,

elle se mérite par le travail et les efforts fournis.

Cliquez ici pour lire l'éditorial

 

Cliquez ici pour télécharger le communiqué au format .pdf pour impression, tractage et affichage.


Mouvement INTER académique 2018 : saisie des voeux du 16 novembre au 5 décembre sur iprof/SIAM.

Trouvez toutes les informations utiles en cliquant ici (règles et barème, publication du SIAES-SIES consacrée aux mutations, barres des années précédentes, coordonnées pour obtenir des conseils de la part des élu(e)s du SIAES-SIES par téléphone ou par mail)


Affectation des personnels enseignants du second degré, d'éducation et des psychologues à Saint-Pierre-et-Miquelon et des seuls personnels d'éducation à Mayotte - rentrée 2018 : téléchargez le BO


Mises à disposition auprès de la Polynésie française des personnels enseignants, d'éducation et des psychologues de l'éducation nationale - rentrée 2018 : téléchargez le BO


Pour une véritable revalorisation

Contre les injustes mesures d’austérité

 

Les gouvernements successifs ont organisé la dévalorisation morale, sociale et matérielle des professeurs et des CPE.

L’absence de revalorisation significative des grilles indiciaires et de la valeur du point d’indice combinée à l’augmentation annuelle de la retenue pour pension civile, des divers prélèvements et du coût de la vie a conduit à leur déclassement social.

Le protocole « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » (PPCR), que le SIES n’a cessé de dénoncer et de combattre, constitue une pseudo - revalorisation qui ne répond en rien aux attentes de la profession et ne compense pas la perte de pouvoir d’achat subie par les personnels. En effet, si les mesures du protocole PPCR vont à leur terme, en 2020, un professeur ou un CPE au 9ème échelon de la classe normale ne gagnera que 1,08 euros / mois de plus qu’un professeur ou un CPE au même échelon en 2010. En 2020, un agrégé au 9ème échelon de la classe normale perdra 15,77 euros / mois par rapport à un agrégé au même échelon en 2010. Voir notre analyse en cliquant ici

 

Le Ministre de l’Education nationale semble vouloir libérer l’Ecole Républicaine de l’emprise des pédagogistes qui œuvrent depuis trop longtemps à sa destruction. Cela permettrait aux professeurs de ne plus subir les injonctions délirantes des spécialistes autoproclamés en « sciences de l’éducation » et de transmettre plus sereinement des savoirs et des savoir-faire afin que les élèves reçoivent une instruction de meilleure qualité.

Le SIES se félicite des intentions du Ministre et attend leur traduction en actes.

Le SIES attend également que les professeurs et CPE obtiennent la revalorisation sociale qui leur est due.

 

Mais, trop content que le « sale boulot » ait été déjà fait par le précédent gouvernement et par les syndicats qui ont négocié et approuvé le protocole PPCR en signant un chèque en blanc, l’actuel gouvernement maintient les scandaleuses mesures du protocole PPCR : suppression de l’avancement au grand choix et au choix, suppression de la bi-admissibilité, suppression d’une prime de 500 euros, suppression de la notation administrative et pédagogique, remplacée par le « rendez-vous de carrière » qui reprend les principes de « l’entretien professionnel » du ministre Chatel.

En outre, le gouvernement entend geler les seules mesures positives du protocole PPCR qui répondaient aux revendications du SIES : les promotions à la classe exceptionnelle qui vient d’être créée et les promotions au nouveau 7ème échelon de la hors classe des professeurs certifiés, d’EPS, des PLP et des CPE.

 

Les mesures du gouvernement et du président de la République sont inadmissibles :

- gel de la valeur du point d’indice

- augmentation, sans compensation, de la Contribution Sociale Généralisée qui diminuera le pouvoir d’achat des fonctionnaires en activité et des retraités touchant une pension supérieure à 1200 euros et considérés comme « riches » par le président de la République ;

- poursuite de l’augmentation annuelle de la retenue pour pension civile qui atteindra 11,10 % en 2020 ;

- gel des revalorisations, certes indigentes, des grilles indiciaires prévues entre 2018 et 2020 dans le cadre du protocole PPCR ;

- gel des promotions à la classe exceptionnelle ;

Enfin, le rétablissement de la journée de carence à compter du 1er janvier 2018 en cas d’arrêt de travail pour congé maladie pénalisera financièrement les fonctionnaires déjà fragilisés par la maladie, principalement celles et ceux en fin de carrière ou exerçant dans les conditions les plus difficiles.

 

Le SIES appelle à la grève et à la manifestation le mardi 10 octobre afin de revendiquer une véritable revalorisation et d’exprimer le rejet des injustes mesures d’austérité du gouvernement.

 

Cliquez ici pour télécharger le communiqué au format .pdf pour impression, tractage et affichage.


Dossier PPCR : tous reclassés au 01/09/2017, nouveau rythme d'avancement d'échelon, nouvelles grilles indiciaires, nouveau grade (classe exceptionnelle), nouvelle évaluation ("rendez-vous de carrière"). Cliquez ICI pour accéder à toutes les informations.


Aider et renforcer LE syndicat indépendant : Préparation des élections professionnelles de 2018

Le SIES se présente à tous les scrutins nationaux (CAPN) depuis 2008. Il déposera évidemment des listes nationales lors des élections professionnelles de novembre 2018 (CTM et CAPN) et a pour objectif de déposer des listes académiques (CTA et CAPA) partout où cela sera possible.

Si vous partagez les valeurs et les revendications du syndicat indépendant et si vous souhaitez soutenir ses actions, vous pouvez participer, même en tant que simple sympathisant-e, à son développement et ainsi aider le syndicat qui défend vos intérêts matériels et moraux et qui porte vos idées.

Contactez-nous afin de nous informer que vous accepterez de figurer sur les listes que le SIES déposera aux élections professionnelles de novembre 2018 (position non éligible afin d'avoir le nombre de candidats requis pour déposer la liste ou position éligible). Nous vous recontacterons. Lien vers le formulaire de contact.


 Adhérez au SIES !

Soutenez notre action ! Soutenez le syndicalisme indépendant !

Il n'est jamais trop tard pour adhérer au SIES. Au SIES, la cotisation court sur 365 jours consécutifs.

En réglant votre cotisation en novembre 2017, vous serez adhérent(e) jusqu'en novembre 2018.


Avancement d'échelon

nouveau rythme à compter

du 1er septembre 2017

Tous reclassés au 1er septembre 2017

Agrégés Certifiés, EPS, PLP, CPE, PE

 

Pour comprendre son reclassement :

tableau de correspondance entre indice brut, indice majoré et traitement


GrilleS indiciaireS et traitements en vigueur à compter du 01/09/2017 :

 

- Professeurs de Chaires Supérieures

 

- Professeurs Agrégés

 

- Professeurs bi-admissibles à l'agrégation

 

- Professeurs Certifiés, professeurs d'EPS, PLP, CPE

 

Indemnités et Heures supplémentaires en vigueur à compter du 01/09/2017

 

Tout pour comprendre votre VS (réduction des maxima de service, pondérations etc.), cliquez ici.


Réforme de l'évaluation (professeurs et CPE) :

les "rendez-vous de carrière"

Accédez à toutes les informations en cliquant ici


promotion à la classe exceptionnelle

professeurs agrégés et prag  /  chaires supérieures

professeurs certifiés  /  professeurs d'eps  /  plp  /  cpe

Accédez à toutes les informations en cliquant ici


 Vos droits - votre carrière.

Téléchargez le Vade Mecum du SIAES - SIES 2017-2018

sommaire : Calendrier scolaire - Les dates à ne pas oublier ! - Traitements - Heures supplémentaires - Indemnités - Emploi du temps - Mutation inter et intra académique - Service - Réduction des maxima de service - Pondérations - Indemnité pour Mission Particulière - Prime d’entrée dans le métier - Supplément Familial de Traitement - Retraite - TZR - ISSR - Prise en charge des frais de transport - Remboursement : frais de déplacements - Déménagement - Remplacements à l’interne - Absences et congés divers - Temps partiel - Accident de service / travail / trajet - Heure de vie de classe - Faire reconnaître sa pathologie : RQTH - Les grades et les échelons - Rythmes d’avancement d’échelon - L’avancement d’échelon - Avantage Spécifique d’Ancienneté - Classement des ex-contractuels - Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude - Accès à la hors classe (règles et reclassement) - Accès à la classe exceptionnelle - Que faire en cas de violence ? - Protection juridique du fonctionnaire - Que faire en cas de grève ? - Harcèlement moral - Droit syndical - Elections au CA - L’indépendance idéologique et financière du SIAES - SIES - Calendrier administratif 2017-2018 (GT, CAPA, CAPN, FPMA, FPMN) - Représentativité du SIAES - Le SIAES - SIES à votre service : Organigramme - Cotisations - Adhésion

Consultez également la rubrique "votre carrière" de notre site internet (cliquez ici)


Vers davantage d’austérité ?

Le « sale boulot » en grande partie déjà fait par les soutiens du protocole PPCR.

Désormais privés par le protocole Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations de certaines primes, de la possibilité d’avancer au grand choix ou au choix et de la possibilité de devenir bi-admissible, les professeurs et CPE apprennent que la valeur du point d’indice sera gelée en 2018 et que le rétablissement de la journée de carence figurera dans la Loi de finances pour 2018.

Le rapport de la Cour des comptes de juin 2017 sur lequel s’appuie le gouvernement propose de nombreuses autres mesures d’austérité : suppression de l’indemnité de résidence qui représente 1 à 3 % du traitement de nombreux fonctionnaires ; suppression du supplément familial de traitement versé au prorata du nombre d’enfants et de l’indice ; gel des avancements ; diminution des taux de promus / promouvables ; suppression de la sur-rémunération du temps partiel ...

L’augmentation de 1,7 % de la CSG va pénaliser les fonctionnaires, actifs comme retraités, considérés comme « riches » par le président et le gouvernement puisqu’ils gagnent plus de 1200 euros.

Le Ministre de l'Action et des Comptes publics indique également vouloir revenir sur le calendrier des maigres revalorisations promises dans le cadre du protocole PPCR.

Les syndicats (SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT) qui ont approuvé la mise en place de PPCR ont, une fois de plus, signé un chèque en blanc. Ils ont réalisé le projet du Président Sarkozy et du Ministre Chatel : rythme d’avancement unique à l’ancienneté et entretien professionnel avec le chef d’établissement.

Le SIES, qui n’a cessé de dénoncer les conséquences du protocole PPCR, refuse que les fonctionnaires servent de variable d’ajustement et appelle ses adhérents et sympathisants à se tenir prêt à se mobiliser dès la rentrée.


PPCR : Une arnaque ! Pseudo revalorisation et « nouvelles carrières » : le syndicat indépendant décrypte la propagande de la ministre et des syndicats d’accompagnement.


Assouplissement de la réforme du collège :

un Cheval de Troie pour accentuer l’autonomie des établissements et des chefs d’établissement.

Un arrêté du 16 juin 2017 modifie l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège. Les pires aspects de la réforme du collège Vallaud-Belkacem sont en grande partie neutralisés. Pour autant, il s’agit d’un Cheval de Troie pour accentuer l’autonomie des établissements et des chefs d’établissement.

Nos revendications demeurent inchangées : refus de la territorialisation de l’Ecole, abrogation de la Loi Peillon, des décrets Peillon Hamon et de la totalité de la réforme du collège Vallaud-Belkacem, retour à des programmes et à des horaires nationaux, refus de l’autonomie du chef d’établissement, retour à la semaine de 4 jours dans le premier degré partout sur le territoire.

 

La liste des huit thématiques d’Enseignements Pratiques Interdisciplinaires est supprimée, tout comme l’obligation de traiter deux thématiques par an et six thématiques sur l’ensemble du cycle 4 (5ème, 4ème, 3ème). Toutes les disciplines d'enseignement ne sont plus obligées de contribuer aux enseignements complémentaires.

Pour autant les EPI ne sont pas supprimés. Les enseignements complémentaires prendront désormais la forme de temps d'Accompagnement Personnalisé OU d'Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. A l'issue du cycle 4, tout élève devra avoir bénéficié de chacune des formes d'enseignements complémentaires. Un EPI reste obligatoire, son contenu devient totalement libre.

Le volume horaire des enseignements complémentaires reste inchangé (3 heures en 6ème ; 4 heures en 5ème, 4 heures en 4ème, 4 heures en 3ème). La répartition entre les enseignements complémentaires (AP - EPI) est déterminée par l'établissement (fixée par le conseil d'administration après avis du conseil pédagogique). Elle devra être identique pour tous les élèves d'un même niveau. Nous préconisons de réduire au maximum le volume horaire de l’EPI.

Cela ne remet pas en cause les projets interdisciplinaires librement consentis.

 

Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire, sur la base de trois heures par semaine et par division, est mise à la disposition des établissements. Cette dotation horaire permet de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants. Elle peut être utilisée pour proposer un ou plusieurs enseignements facultatifs (une dotation spécifique peut être attribuée à l’établissement) :

- les langues et cultures de l'Antiquité au cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de 5ème et de trois heures hebdomadaires pour les classes de 4ème et de 3ème ;

- une deuxième langue vivante étrangère, ou régionale, en classe de 6ème. Le cas échéant, l'enseignement des deux langues vivantes se fait dans la limite de six heures hebdomadaires ;

- un enseignement de langues et cultures européennes, s'appuyant sur l'une des langues vivantes étudiées, dans la limite de deux heures hebdomadaires au cycle 4 ;

- les langues et cultures régionales, en classe de sixième et au cycle 4, dans la limite de deux heures hebdomadaires.

 

Un enseignement commun ou un enseignement complémentaire pourra à chaque niveau être dispensé dans une langue vivante étrangère, ou régionale, à la condition que l'enseignement en langue étrangère, ou régionale, ne représente pas plus de la moitié du volume horaire de l'enseignement considéré.


STAGIAIRES 2017-2018

Affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours et examens professionnalisés. Toutes les informations (cliquez ici)


Le congrès annuel du SIES se tiendra le Jeudi 1er juin 2017 à l'Auberge de la Guérine à Cabriès Calas (13480).

L'invitation (convocation avec autorisation d'absence de droit) et l'ensemble des documents relatifs à cette journée ont été envoyés aux adhérent-e-s. Pour toute question, contactez JB Verneuil (06 80 13 44 28 / jean-baptiste.verneuil@wanadoo.fr)


Nos revendications pour une véritable refondation de l’Ecole Républicaine.

 

Fidèle à ses valeurs et à son indépendance idéologique, le SIES ne donnera aucune consigne de vote en cette période de campagne électorale pour l’élection présidentielle. Nous estimons que ce n’est pas le rôle d’un syndicat d’appeler à faire élire ou à faire battre tel ou tel candidat. Il appartient à chaque citoyen de se forger sa propre opinion à la lecture des programmes des différents candidats.

Syndicat indépendant regroupant des adhérent(e)s aux idées politiques différentes, mais qui partagent les mêmes revendications professionnelles et syndicales, le SIES prend exclusivement position sur des sujets en lien avec l’Ecole, l’enseignement, la corporation et la fonction publique. Il rappelle succinctement ses principales revendications pour poser les bases d’une véritable refondation de l’Ecole de la République permettant de lui rendre son rôle d’ascenseur social :

- En finir avec le pédocentrisme. Séparer clairement l’enseignement des activités péri-éducatives et ludiques. Remettre l’École sur les rails de sa finalité : la transmission du savoir qui est l’INSTRUCTION ; l’apprentissage de la citoyenneté qui est l’EDUCATION.

- Cesser d’imposer aux élèves et aux professeurs les théories délirantes des pseudo-pédagogues, spécialistes autoproclamés des « sciences de l’éducation », qui sévissent dans les rangs des inspecteurs, des formateurs et des personnels de direction. Le savoir n’est pas inné, il est transmis et s’acquiert par l’effort. L’élève ne peut pas tout découvrir par lui-même. Seul un spécialiste de sa discipline peut transmettre ce qu’il a acquis et ce pour quoi il a été formé.

- Cesser de « primariser » le secondaire et de « secondariser » le supérieur.

- Abroger la Loi Peillon d'orientation et de programmation et les décrets Peillon - Hamon.

- Abroger la calamiteuse réforme des rythmes scolaires dans le premier degré.

- Abroger la réforme du collège de Najat Belkacem et la réforme du lycée de Luc Chatel.

- Rétablir l’évaluation chiffrée de l’acquisition des savoirs et de la maîtrise des savoir-faire en lieu et place de l’évaluation par compétences qui constitue la négation du savoir.

- Supprimer le passage automatique en classe supérieure et reconnaitre les prérogatives collégiales des professeurs en matière d’orientation et de passage en classe supérieure.

- Rendre aux professeurs leur entière liberté pédagogique afin qu’ils puissent assurer leur mission d’instruction, sans subir de pressions de la part des chefs d’établissement, des inspecteurs ou des parents.

- Mettre fin à la démagogie, au renoncement, au mythe égalitariste et au laxisme qui se cache souvent derrière le mot à la mode du moment : la « bienveillance ». Restaurer la vraie démocratie, une nécessaire discipline, le sens de l’effort et l’élitisme républicain.

- Rétablir le respect des professeurs, l’autorité de l’adulte et - lorsque la prévention a échoué - des sanctions proportionnées et adaptées. L’institution doit réellement protéger celles et ceux qui la servent des pressions extérieures et des violences. Rétablir dans tous les établissements les règles de vie en communauté et une ambiance de travail propice à la transmission des savoirs et savoir-faire et à la réussite de chaque élève en fonction de son travail et de ses capacités.

- Permettre, par le versement de bourses au mérite, à tous les élèves qui ont les capacités et qui souhaitent poursuivre des études longues de pouvoir le faire.

- Rétablir des programmes nationaux.

- Revaloriser les diplômes en conservant leur caractère national avec un examen terminal.

Le SIES :

- Rappelle son opposition à la mise en place de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.

- Refuse l’alignement des régimes de retraite du public sur le privé.

- Refuse toute augmentation des maxima de service des professeurs et CPE.

- Rappelle son opposition au protocole PPCR (voir nos prises de position).

- Revendique une véritable revalorisation du traitement des professeurs et des CPE victimes d’un déclassement moral et social sans précédent et une revalorisation significative des pensions civiles.


Professeurs de Chaires supérieures : Projet ministériel inadmissible !

Après avoir refusé de discuter de la revalorisation des professeurs de Chaires supérieures en même temps que de celle des autres corps de professeurs au moment de la mise en œuvre du protocole PPCR, le ministère refuse toujours de créer une classe exceptionnelle spécifique aux professeurs de Chaires supérieures et projette de les forcer à réintégrer le corps des professeurs agrégés pour pouvoir accéder à la classe exceptionnelle de ce corps. Ce projet constitue une énième odieuse provocation de la part de la ministre qui souhaite peut-être « régler leur compte » aux professeurs de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles qui se sont légitimement battus avec leurs syndicats, dont le SIES, contre les projets de Vincent Peillon en 2013.

Supprimer un corps de professeurs, faire un pas de plus vers le « corps unique de la maternelle à l’université », s’en prendre à l’excellence des CPGE et aux professeurs qui y enseignent : voilà un casus belli pour le SIES !


Nouveauté sur le bulletin de paye : le « transfert primes / points ».

Une nouvelle ligne et une nouvelle somme dans la colonne « à déduire » (13,92 euros) ont fait leur apparition sur nos bulletins de paye à compter de janvier 2017.

L’indice majoré de tous les professeurs et CPE a été augmenté de quatre points à compter de janvier 2017. Il sera également augmenté de 5 points en janvier 2018. En contrepartie, une somme équivalente est déduite (voir les explications et les grilles indiciaires).

Le « transfert primes / points » est une opération blanche qui permet d’avoir un indice majoré supérieur (sans augmentation du traitement net) ce qui est profitable aux fonctionnaires au moment de faire valoir leurs droits à la retraite ; du moins aussi longtemps que le montant de la pension civile dépendra de l’indice majoré détenu durant les 6 mois précédant le départ en retraite.


Accès au corps des professeurs agrégés par liste d'aptitude. Toutes les informations ICI.

 

Consultez le tableau récapitulatif du nombre de dossiers à transmettre au Ministère par chaque académie en 2017.

 

Consultez le tableau récapitulatif du nombre de nominations nationales possibles pour chaque discipline en 2017.


Mouvement INTER académique : cafouillages au ministère


Avancement d'échelon

AGRégés et prag  /  certifiés  /  eps  /  plp  /  cpe

Trouvez toutes les informations utiles en cliquant ici.


Réforme du collège. Najat Vallaud Belkacem : dernière rentrée scolaire avant retour au néant.

Pour protéger et défendre les élèves et l’Ecole Républicaine et dans l’intérêt supérieur de la Nation, le SIES appelle les professeurs à amplifier la résistance pédagogique dans les établissements et à ne pas appliquer les injonctions pédagogiques délirantes qui accompagnent la calamiteuse réforme du collège. Restons des spécialistes de notre discipline de recrutement, dispensons des enseignements au contenu disciplinaire le plus riche possible, continuons d’instruire les élèves qui nous sont confiés, transmettons-leur savoirs et savoir-faire. Restons seuls maîtres à bord dans nos classes. En dépit de l’acharnement de Najat Vallaud Belkacem, et des pédagogistes qui la soutiennent, contre l’Ecole Républicaine, les professeurs seront toujours là pour tenter d’instruire les élèves dont ils ont la charge, car telle est leur mission première ! Lire la suite

 

Loin des syndicats aux positions à géométrie variable, le SIES reste fidèle à ses valeurs. 

Dans le sillage de Vincent Peillon qui a considérablement diminué les protections statutaires des professeurs, Najat Vallaud Belkacem poursuit son entreprise de destruction de l’Ecole républicaine et d’éradication méthodique de toute forme de valorisation du mérite que ce soit pour les élèves ou pour les professeurs et CPE. Lire la suite

 

PPCR : Réforme de l’évaluation des professeurs. Suppression de la double notation administrative et pédagogique remplacée par une évaluation par compétences totalement inacceptable. Comment ce qui était inacceptable en 2011-2012 pourrait subitement devenir une avancée syndicale en 2016-2017 ? Lire la suite

 

PPCR : Suppression de la catégorie des professeurs bi-admissibles à l’agrégation. Un coup sans précédent porté à l’agrégation.

 

500 euros de moins pour les professeurs ! La « revalorisation » façon Najat Vallaud Belkacem soutenue par certains syndicats.

 

Pour le maintien des lycées généraux, technologiques et professionnels dans l’éducation prioritaire !


hors classe

AGRégés  Trouvez toutes les informations utiles en cliquant ici

certifiés  /  eps  /  plp  /  cpe  Trouvez toutes les informations utiles en cliquant ici


Loin des syndicats aux positions à géométrie variable,

le SIES reste fidèle à ses valeurs.

Dans le sillage de Vincent Peillon qui a considérablement diminué les protections statutaires des professeurs, Najat Vallaud Belkacem poursuit son entreprise de destruction de l’Ecole républicaine et d’éradication méthodique de toute forme de valorisation du mérite que ce soit pour les élèves ou pour les professeurs et CPE.

A l’instar de Vincent Peillon qui a réussi à détruire nos statuts en bénéficiant du soutien des syndicats de la FSU, du SNALC, de l’UNSA et du SGEN-CFDT, quand ses prédécesseurs avaient échoué, ne pouvant compter que sur le soutien de l’UNSA et du SGEN-CFDT, Najat Vallaud Belkacem aura réussi à supprimer la double notation administrative et pédagogique, à supprimer les rythmes d’avancement au grand choix et au choix, à supprimer la valorisation financière de la bi-admissibilité au concours de l’agrégation et à mettre en place l’évaluation par compétences des professeurs et CPE qui n’est qu’un avatar de « l’entretien professionnel ».

Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale de 2009 à 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait le même projet de réforme concernant la mise en place d’un rythme d’avancement unique, la suppression de la double notation administrative et pédagogique, et le renforcement du pouvoir du chef d’établissement. Ce projet avait immédiatement fédéré contre lui une intersyndicale regroupant bien évidemment le SIAES - SIES et l’ensemble des syndicats, à l’exception de l’UNSA et du SGEN-CFDT. Les n° 46, 51 et 52 du « Courrier du SIAES », téléchargeables sur notre site internet, témoignent de la détermination du SIAES - SIES et de cette intersyndicale nationale.

Najat Vallaud Belkacem, ministre de la « désinstruction » et de la « rééducation » nationale, aura eu la chance de compter nettement moins de syndicats opposés à sa réforme « nouvelles carrières » et de pouvoir compter sur le soutien et le vote des syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP ...), et bien sûr de l’UNSA et du SGEN-CFDT. D’autres syndicats, bien qu’opposés au protocole « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » ne sont pas pour autant favorables à la valorisation du mérite.

Le SIAES (Aix-Marseille) et le SIES (syndicat national) demandent la non application du protocole PPCR et le retrait de la scandaleuse réforme « nouvelles carrières » et revendiquent toujours l’abrogation des textes relatifs à la réforme du collège. Une véritable revalorisation morale et financière des professeurs et des CPE doit être réalisée, sans que notre liberté pédagogique individuelle et nos statuts soient remis en cause.


Pour le maintien des lycées généraux, technologiques et professionnels

dans l’éducation prioritaire !

Le SIAES - SIES fait partie d’une large intersyndicale qui regroupe l’ensemble des syndicats, à l’exception du SE-UNSA et du SNALC, pour exiger le maintien de tous les lycées ZEP dans le périmètre de l’éducation prioritaire et l’élaboration, dans la concertation, de la carte des lycées généraux, technologiques et professionnels de l’éducation prioritaire. Le SIAES - SIES prend part aux actions dans ce cadre unitaire intersyndical.

En effet, la réforme de l’éducation prioritaire et la création des REP et REP+ n’a pas concerné les lycées. La ministre ne cesse de repousser le problème et envisage de faire plus tard ce qu’elle pourrait faire maintenant.

La clause de sauvegarde mise en place pour les personnels affectés dans les lycées généraux, technologiques et professionnels où était versée l’indemnité ZEP ou ECLAIR vient d’être prolongée de deux années (2017-2018 et 2018-2019), ce qui garantit aux professeurs et CPE le maintien de l’intégralité de l’indemnité (ZEP ou ECLAIR) et des bonifications pour les mutations inter et intra académiques. Il s’agit d’un premier pas, mais les personnels attendent la reconnaissance de leur travail et de sa pénibilité.

Le maintien de ces lycées dans l’éducation prioritaire est fondamental afin de garantir leur dotation en moyens de fonctionnement permettant une réduction des effectifs par classe et des dédoublements. Pour éviter la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et la dégradation des conditions de travail des personnels, le maintien de ces lycées au sein du périmètre de l’éducation prioritaire est une nécessité.


 Najat Vallaud Belkacem :

dernière rentrée scolaire avant retour au néant.

 

Pour protéger et défendre les élèves et l’Ecole Républicaine et dans l’intérêt supérieur de la Nation, le SIES appelle les professeurs à amplifier la résistance pédagogique dans les établissements et à ne pas appliquer les injonctions pédagogiques délirantes qui accompagnent la calamiteuse réforme du collège. Restons des spécialistes de notre discipline de recrutement, dispensons des enseignements au contenu disciplinaire le plus riche possible, continuons d’instruire les élèves qui nous sont confiés, transmettons-leur savoirs et savoir-faire. Restons seuls maîtres à bord dans nos classes.

En dépit de l’acharnement de Najat Vallaud Belkacem, et des pédagogistes qui la soutiennent, contre l’Ecole Républicaine, les professeurs seront toujours là pour tenter d’instruire les élèves dont ils ont la charge, car telle est leur mission première !

Ne craignons rien ! Les inspecteurs et les chefs d’établissement jouant actuellement le rôle de VRP plus ou moins zélés de la ministre et de ses réformes, n’hésiteront pas à nous donner, avec la même conviction feinte, des directives radicalement opposées lorsque l’éducation nationale aura un(e) autre ministre.

 

Nous formulons le voeu que cette rentrée scolaire soit la dernière de Najat Vallaud Belkacem en tant que ministre de l’éducation nationale. Gageons que les électeurs et l’histoire se chargeront très prochainement de la renvoyer au néant dont elle a été tirée par celui qui l’a nommée à ce poste.

Les citoyens - et les professeurs en particulier - sont de plus en plus nombreux à avoir du mal à réprimer la nausée qui les prend à chaque apparition de la ministre de l’éducation nationale dans les médias ou à la seule évocation de son nom et de ses ineptes réformes. Les professeurs sont exaspérés par la propagande ministérielle, relayée par les syndicats réformistes SE-UNSA et SGEN-CFDT, et par l’aplomb avec lequel la ministre enchaîne depuis deux ans les mensonges face aux médias et aux parents. Ils n’oublieront pas le mépris sans précédent de la part d’un ministre de l’éducation nationale pour le savoir et le dialogue social, ni le soutien sans faille qui lui a été accordé par le président de la république et le premier ministre.

Najat Vallaud Belkacem a poursuivi les noirs desseins de son prédécesseur, Vincent Peillon, dont la Loi de refondation de 2013 portait les germes de toutes les réformes qui ont suivi : rattachement du collège à l'école primaire (2013), primarisation du secondaire, secondarisation du supérieur, réforme des rythmes scolaires, destruction des statuts des professeurs (2015), augmentation de la charge de travail et du temps de présence des professeurs dans les établissements, renforcement des prérogatives des chefs d’établissements, réforme du collège (2016), nivellement par le bas, égalitarisme forcené, renoncement et laxisme, diminution des exigences disciplinaires, passage automatique en classe supérieure, suppression des notes, nouvelles atteintes à la liberté pédagogique individuelle des professeurs, absence de réelle revalorisation, paupérisation des fonctionnaires, déclassement moral et social des professeurs, suppression d’une prime de 500 euros, et bientôt suppression du rythme d'avancement au grand choix.

Rappelons que la Loi Peillon a été activement soutenue par le SNALC-FGAF, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, tandis que la FSU (SNES, SNEP, SNUEP...) s’abstenait.

Le SIES n’a jamais cessé de combattre la Loi Peillon, de demander son abrogation, comme celle des décrets Peillon - Hamon et des textes relatifs à la réforme du collège.

 

Le SIES, tout en restant dans l’intersyndicale nationale et académique, n’appelle pas à la journée de grève du 8 septembre qui n’aura aucune conséquence sur la détermination du gouvernement actuel à imposer des réformes pourtant refusées par une écrasante majorité de professeurs, et plus généralement de citoyens.

Le SIES, syndicat indépendant, examinera attentivement la partie du programme relative à l’enseignement des différents candidats à l’élection présidentielle, et - sans donner de consigne de vote - identifiera les candidats qui s’engageront à abroger la Loi Peillon et les textes relatifs à la réforme du collège.

Adhérer au syndicat indépendant, c'est renforcer le syndicat qui défend la transmission des savoirs et des savoir-faire, qui milite pour que les professeurs ne deviennent pas des animateurs socio-culturels, qui veut restaurer l'autorité des adultes et des enseignants et mettre fin à l'impunité des élèves perturbateurs au sein des établissements scolaires.

Le 4 septembre 2016

Téléchargez le communiqué du SIES


Une pseudo revalorisation qui s’accompagnera

de nouvelles régressions statutaires pour les professeurs.

La propagande ministérielle bat son plein au sujet de la pseudo revalorisation des professeurs et CPE.

L’augmentation du point d’indice (+ 0,6 % au 1 juillet 2016, puis + 0,6 % au 1 février 2017) ne compensera même pas la perte de pouvoir d’achat liée au gel du point d’indice de 2010 à 2016 et à l’augmentation de 3,25 % de la retenue pension civile entre 2012 et 2020 (11,10 % en 2020 contre 7,85 % en 2012), sans parler de l’augmentation du coût de la vie depuis le passage à l’euro.

Le décret n° 2016-670 fixe la nouvelle valeur du point d’indice. Il valait 55,5635 € depuis le 1er juillet 2010. Il vaut 55,8969 € à compter du 1er juillet 2016 et vaudra 56,2323 € à compter du 1er février 2017. L’augmentation du traitement brut mensuel sera de 21 euros pour un professeur certifié au dernier échelon de la hors classe (26 euros pour un agrégé). Cela n’est pas de nature à enrayer la paupérisation des professeurs, ni à faire augmenter significativement le nombre d’inscriptions aux concours, empêchant ainsi la chute du niveau de recrutement.

Une revalorisation globale et significative des traitements est nécessaire. Le SIES revendique à la fois l’augmentation de la valeur du point d’indice et la revalorisation de la grille indiciaire des différents corps.

Dans le cadre des discussions « parcours professionnels, carrières et rémunération », la propagande gouvernementale et ministérielle repose essentiellement sur la promesse d’une revalorisation des grilles indiciaires et de l’augmentation du traitement brut des professeurs et CPE. Or, cette augmentation du traitement brut repose en grande partie sur la transformation d’une partie des indemnités (actuellement versées en sus du traitement brut) en points d’indice directement inclus dans la grille indiciaire, ce qui sera totalement sans conséquence sur le traitement net des personnels. Le reste de la revalorisation des grilles indiciaires ne compensera pas la perte de pouvoir d’achat.

Les autres syndicats se félicitent de la création d’un nouveau système d’avancement d’échelon à rythme unique. Les professeurs avançant à l’ancienneté (20 %) seraient avantagés, ceux avançant au grand choix (30 %) seraient fortement pénalisés. La suppression du grand choix servirait à financer le passage au choix des cohortes destinées à avancer à l’ancienneté. Le SIES est opposé à un système, dogmatique et stalinien, d’avancement à rythme unique et de promotion « tout à l’ancienneté ». Le SIES rappelle son attachement à la liberté pédagogique individuelle des professeurs et son attachement à la double notation administrative et pédagogique (qui pourrait disparaître). En conséquence, le SIES refuse que de nouvelles prérogatives soient accordées aux personnels de direction sur le plan pédagogique et de l’évaluation pédagogique des professeurs. Le SIES est également opposé au concept « d’inspection d’équipe pédagogique ».

Par ailleurs, dans le cadre de l’accès à la classe exceptionnelle qui pourrait voir le jour, le SIES dénonce la prise en compte quasi exclusive de certains critères comme la fonction, au détriment de ce qui constitue le cœur du métier de professeur : la transmission des savoirs et savoir-faire.


Accès à la Hors Classe et mérite : la position du SIES

Pour le SIES, le mérite n’est pas un gros mot. La méritocratie est un des fondements de la révolution française et de notre république. Le SIES défend l’élitisme républicain.

Nous estimons que le travail de chacun doit être reconnu à sa juste valeur. C’est d’ailleurs ce que réclament les professeurs, les CPE, et plus largement l’ensemble des fonctionnaires. Ils sont attachés à la reconnaissance de leur travail quotidien et de leur investissement tout au long de leur carrière.

La valeur professionnelle des personnels doit être appréciée sur des critères objectifs et indiscutables, en prenant en compte l’ensemble de leur carrière, ce qui est loin d’être toujours le cas. Pour le SIES, la prise en compte du mérite ne doit pas se traduire par de l’arbitraire, ni permettre des « règlements de comptes ». Elle ne doit pas conduire à des dérives telles que « le fait du prince » ou le « phénomène de cour ». Le mérite doit essentiellement être évalué sur ce qui constitue le cœur du métier de professeur : la qualité des cours dispensés, la transmission des savoirs et savoir-faire. Le SIES revendique donc le droit pour les professeurs de contester en CAPA l’avis du chef d’établissement et/ou de l’inspection avant la décision du Recteur.

Le SIES est donc opposé à un système de promotion « tout à l’ancienneté », basé de façon dogmatique et stalinienne sur la date de naissance des professeurs.


Le SIAES - SIES dans la presse : Ode à l'école républicaine.


La réforme à coups de schlague ?

L’intersyndicale nationale, incluant le SIES, a formulé depuis la rentrée scolaire deux demandes d’audience auprès de la ministre (16 septembre et 5 octobre). La ministre refuse de recevoir les représentants des syndicats d’une intersyndicale nationale qui représente plus de 80 % de la profession et - énième preuve de son mépris pour les personnels - ne prend même plus la peine de leur répondre personnellement. Voici un extrait du courrier que le cabinet de la ministre a adressé, le 16 octobre soit 6 jours après la manifestation nationale contre la réforme du collège, aux Secrétaires généraux des syndicats de l’intersyndicale nationale : « Mesdames, Messieurs les Secrétaires généraux, vous avez sollicité une audience auprès de Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, afin d’évoquer la réforme du collège. Malheureusement, les contraintes de son agenda ne lui permettent pas de vous recevoir personnellement. » Pourtant l’agenda de la ministre ne semble pas si chargé, sauf si on considère que son -  très chargé - agenda médiatique prime sur son travail de ministre, le respect du dialogue social et des professeurs.

Grèves majoritaires, pétitions, prises de position d’associations de spécialistes, de l’Académie française, de l’Académie des sciences, manifestation nationale à Paris le samedi 10 octobre ... Rien n’y fait. La ministre nous méprise !

Le ministère ouvre - enfin - des discussions sur le bilan de la réforme du lycée du ministre Luc Chatel, mais sans aucune intention de remettre en cause l’idéologie qui a présidé à sa réforme. Cela n’est pas surprenant, puisque c’est le même dogme qui a présidé à la réforme du collège Vallaud-Belkacem : interdisciplinarité imposée, diminution du contenu disciplinaire, abaissement des exigences, attaques féroces contre certaines disciplines, notamment les langues anciennes.

Pour imposer la réforme de la ministre, notre administration est visiblement prête à tout sacrifier : l’intérêt des élèves, le travail et la carrière des professeurs. Ainsi, elle n’a eu aucun scrupule vis à vis du sport scolaire et des professeurs d’EPS à annuler (décision prise bien avant les attentats) le cross académique du 18 novembre. Elle demande aux IA-IPR et aux IEN de se faire les VRP de la ministre dans les collèges, au détriment de leur mission de conseil envers les professeurs et des inspections, dont nous savons qu’elles seront extrêmement rares cette année, à l’exception des inspections statutaires pour la titularisation. La carrière des professeurs qui subissent le préjudice d’un retard d’inspection pour leur avancement d’échelon ou leur promotion à la hors classe importe peu à notre ministre.

La propagande ministérielle ne passera pas par nous !

Dans l'académie d'Aix-Marseille, le recteur avait décidé d'organiser une journée de formation le mercredi 25 novembre (matin et après midi). Les retours des établissements font apparaître un nouveau rejet majoritaire de cette réforme de la part des professeurs. L'opération de boycott lancée par le SIAES - SIES et les autres organisations de l'intersyndicale est une réussite. Le rejet de la réforme et des formations a pris des formes diverses selon le contexte et le rapport de force local. Dans certains établissements la grève était quasi totale ou majoritaire. Dans d'autres établissements, la résistance active a été conduite avec succès (prises de parole ; déclaration lue avant de quitter la salle de réunion ; refus d'assister à la formation, mais présence dans l'établissement pour réaliser notre véritable travail de professeur ; participation à la formation en posant les questions qui dérangent l'administration et qui mettent en lumière les incohérences et aberrations de cette réforme et le caractère mensonger de la communication ministérielle etc...). Enfin dans d'autres établissements, une résistance passive a été mise en œuvre (refus de faire des propositions d'EPI, de rendre des productions qui seraient utilisées dans le cadre de la réforme etc...).

Le SIAES - SIES félicite les collègues qui ont participé à cette opération de défense de l'Ecole Républicaine et du métier de professeur.

Là où la formation s'est plus ou moins déroulée, les professeurs qui n'avaient pas encore pris connaissance de toutes les informations ont pu découvrir l'horreur de cette réforme et ses réelles conséquences : diminution de l'instruction des élèves, poursuite de la dénaturation des missions des professeurs, renoncement à la transmission du Savoir, diminution des horaires disciplinaires, suppressions de postes, créations de compléments de service etc... Au final, la formation que l'administration tente d'imposer aux personnels contribue à grossir les rangs des opposants à la réforme.

Certains personnels de direction ont proféré des menaces absolument scandaleuses en direction des professeurs et n'ont pas respecté leurs opinions syndicales. Menaces sur les futurs emplois du temps (grand classique des mesures de rétorsion), menaces de supprimer les sorties scolaires, menaces de déclarer grévistes les professeurs, pourtant présents, qui refusaient de collaborer à la mise en œuvre des EPI. Des incidents beaucoup plus graves nous ont été signalés.

A défaut de convaincre, certains cherchent à contraindre. Tout cela ne fait que renforcer notre détermination à nous opposer à la caporalisation et l'encasernement des professeurs et à défendre leur liberté pédagogique individuelle. Le SIAES - SIES dénonce ces comportements intolérables, saisira le Recteur et soutiendra les personnels victimes de tentatives d'intimidation.

Enfin, le SIAES - SIES ne renonce pas et n’abandonne pas les collègues. Tenter de façon conjoncturelle de limiter les dégâts en conseil d’administration, instance où les professeurs sont d’ailleurs minoritaires par rapport aux autres élus (parents, élèves, direction), ne répond pas à la problématique nationale. Pour que la réforme ne soit mise en œuvre dans aucun établissement, ce sont les textes relatifs à cette réforme qui doivent être abrogés. Amplifions la contestation et la résistance jusqu'à l'abrogation des textes relatifs à cette réforme.

Jean Baptiste Verneuil Président du SIES


Réforme du collège. Conférence de presse de l'intersyndicale nationale.

12 novembre 2015. Paris. Cliquez ici pour voir la vidéo.


Réforme du collège, pourquoi les syndicats ne désarment pas. Le SIAES - SIES déterminé.


La ministre nous donne toutes les raisons d’accentuer la mobilisation contre ses réformes.

Le pilonnage médiatique auquel se livre la ministre de l’éducation nationale est une technique de communication visant à entretenir l’illusion que sa réforme du collège se met en œuvre et qu’elle va s’appliquer alors qu’une large majorité de professeurs et de citoyens y est opposée et se mobilise pour en obtenir l’abrogation.

Elle occupe l’espace médiatique et multiplie les annonces (dictée quotidienne qui ne figure même pas dans les nouveaux programmes, réforme délirante de la notation et du diplôme du brevet, future nouvelle réforme du lycée).

Najat Vallaud-Belkacem poursuit méthodiquement le démantèlement de l’école républicaine et laïque programmé dans la Loi Peillon. A la fin, le savoir ne devra plus être transmis...

Il est navrant de voir certains inspecteurs et personnels de direction se faire les VRP de la ministre. De nombreux collègues nous décrivent l’autoritarisme soudainement exacerbé des personnels de direction. Certains chefs d’établissement ont cru bon d’indiquer aux personnels réunis à l’occasion de la prérentrée qu’ils étaient des « cadres ». Professeurs et CPE appartiennent également à la catégorie A de la fonction publique, le SIAES - SIES refuse qu’ils deviennent des exécutants serviles sous la botte de l’idéologie égalitariste de la ministre.

Nous reproduisons ici, sans commentaire, la déclaration faite à la presse régionale par un chef d’établissement pro-réforme : « Le professeur sur son estrade face à sa classe va appartenir au passé. »

La ministre évolue dans un gouvernement totalement décomplexé où les pires déclarations populistes sont permises, où l’on n’hésite plus à remettre en cause le statut des fonctionnaires. Dès lors, ses propos, tenus à l’occasion d’une interview accordée à l’AEF le 21 septembre, - propos que Luc Chatel ne renierait pas - ne déclenchent même plus de polémique ou de gêne au sein du gouvernement. « Le chef d’établissement est un manager. La réforme du collège a réussi à trouver ce juste équilibre (...), donner des marges de manœuvre aux chefs d’établissement pour manager ». (...) C’est au chef d’établissement d’aider l’équipe à construire les EPI. »

L’administration recherche des collaborateurs pro-réforme dans les salles des professeurs afin qu’ils secondent les « manager » et forment leurs collègues réticents ou réfractaires. Cette caporalisation des professeurs, cette atteinte à la liberté pédagogique individuelle, ne constituent malheureusement pas une nouveauté ; Luc Chatel avait procédé ainsi en créant les « préfets des études », membres de l’équipe de direction des établissements ECLAIR.

Nouveau signe de mépris à l’égard des professeurs, la ministre lance - pour commencer - deux journées de formation durant les vacances scolaires de Toussaint accompagnées d’une misérable rémunération de 50 euros. Proposer 50 euros par jour à des fonctionnaires catégorie A pour qu’ils soient formés à une réforme qu’ils rejettent relève du mépris et du cynisme absolu.

Le SIAES - SIES refuse que les professeurs deviennent des animateurs socio-culturels, il refuse également qu’ils deviennent les larbins de la ministre.

L’Ecole de la République doit continuer d’instruire et rester un lieu de transmission des savoirs et savoir-faire. Ceux qui la servent doivent être respectés !

Le SIES (national) et le SIAES (Aix-Marseille) appellent les professeurs à boycotter toute formation à la réforme du collège et à refuser toute anticipation de sa mise en œuvre dans les établissements.

Les nouveaux statuts sont entrés en vigueur depuis la rentrée. Ce que le SIAES - SIES annonçait est malheureusement en train de se réaliser : inflation de réunions stériles ; emplois du temps « à trous » ; dénaturation de nos missions ; remplacement des décharges (ou HSA) statutaires par des indemnités (IMP) localement négociables et dont le taux est susceptible de varier chaque année en fonction de l’arbitraire du chef d’établissement et/ou du rapport de force ; augmentation du temps de présence dans l’établissement et du temps de travail ; diminution des traitements et perte de pouvoir d’achat. Autant de raisons de combattre la Loi Peillon et les réformes Vallaud-Belkacem.


Rentrée 2015 :  se mobiliser pour que l'Ecole continue d'instruire.

 

Lire le communiqué de rentrée du SIAES - SIES

 

L’équipe du SIAES (Aix-Marseille) et du SIES (national) vous souhaite la meilleure rentrée scolaire possible dans un contexte marqué par l’aggravation des conditions de travail, les attaques contre la laïcité et la mise en œuvre de réformes délétères pour l’école républicaine.

Cette année encore, vous pourrez compter sur le dévouement des responsables et des élu(e)s du SIAES - SIES qui seront à vos côtés pour vous écouter, vous informer et assurer une défense individuelle et collective de qualité.

Le SIAES et le SIES sont pleinement conscients du caractère particulièrement pénible de cette rentrée pour une importante partie de la profession (affectation loin du domicile familial ; service partagé sur plusieurs établissements, parfois dans des communes très éloignées les unes des autres ; manque ou absence de prise en compte par l’administration de l’état de santé des personnels ; emploi du temps « à trous » ; autoritarisme de certains chefs d’établissement ; pressions des parents d’élèves ...). Nous poursuivrons nos actions pour dénoncer de telles situations et améliorer les conditions d’exercice des enseignants et des CPE.

Le SIAES - SIES et leur fédération autonome, la FAEN, poursuivront leur combat contre la pseudo-refondation de l’école républicaine de Vincent Peillon, activement soutenue par les syndicats réformistes (SGEN, UNSA, SNALC), et contre sa conséquence directe, la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem.

Au sein de l’intersyndicale nationale et académique, le SIAES - SIES et la FAEN appelleront très prochainement à une grève et à une manifestation nationale pour obtenir l’abrogation des textes relatifs à cette réforme du collège. Le SIAES - SIES vous proposera également des actions complémentaires.

Le SIAES - SIES revendique toujours l’abrogation de la loi Peillon de juin 2013 « d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République » et des « décrets Peillon - Hamon ». Nous demandons la reprise de discussions pour aboutir à une véritable refondation de l’école républicaine.

Les projets du gouvernement et les « chantiers » que la ministre compte désormais ouvrir (nouvelle réforme du lycée dans la continuité de la réforme du collège, réforme de l’évaluation des enseignants, réforme de l’évaluation des élèves ...) laissent augurer d’autres désaccords profonds. Le SIAES - SIES s’opposera en effet à toute nouvelle contre-réforme conduisant à une énième baisse des exigences scolaires et disciplinaires et à la poursuite du nivellement par le bas. Le syndicat indépendant ne tolèrera pas la poursuite de la dénaturation du métier de professeur.

Nous refusons de devenir des animateurs socio-culturels !

Le SIAES - SIES, qui n’a jamais trahi ses mandats, rappelle que la mission centrale des enseignants est d’instruire les élèves dont ils ont la charge.

La paupérisation des fonctionnaires est intolérable. Le SIAES - SIES rappelle le caractère urgent et impératif d’une revalorisation significative du traitement des enseignants et CPE. Cela passe par l’augmentation du point d’indice (gelé depuis 2010) et la revalorisation des grilles indiciaires des différents corps.

Les attaques régulières conduites contre le SIAES - SIES par des syndicats très fortement marqués politiquement, la désinformation, la calomnie, voire les menaces, n’ont pas entravé la progression du syndicalisme indépendant, bien au contraire ! En effet, le SIAES enregistre année après année, depuis sa création en 1998, un nombre d’adhérents en constante progression (augmentation de 10 % en 2014-2015 par rapport à l’année scolaire précédente).

Lors des élections professionnelles de décembre 2014 qui établissent la représentativité des syndicats pour la période 2014-2018, le SIAES a fortement progressé, conforté sa position de deuxième syndicat de l’académie et doublé son nombre d’élu(e)s en CAPA.

Le SIAES - SIES regroupe des adhérent(e)s aux idées politiques différentes, mais qui partagent les mêmes revendications professionnelles et syndicales. Nous rappelons que l’indépendance idéologique inscrite dans les statuts et le règlement intérieur du SIAES - SIES implique que les dirigeants du SIAES - SIES ne doivent exercer aucune responsabilité que ce soit dans un parti politique ou une association assimilée. Comme chacun peut le constater, le SIAES - SIES traite exclusivement, dans ses publications et au cours de ses réunions, de sujets en relation avec l’Ecole et la profession enseignante. Le fonctionnement du SIAES - SIES repose exclusivement sur les cotisations perçues. Le SIAES - SIES ne bénéficie d’aucune subvention publique ou privée et refuse les ressources publicitaires.

Le SIAES - SIES a besoin de l’aide et de la participation du plus grand nombre pour poursuivre ses actions. Nous invitons tous les professeurs qui partagent nos revendications et notre volonté de séparer l’action syndicale professionnelle des logiques partisanes des partis politiques à rejoindre et renforcer le syndicalisme indépendant en réglant leur cotisation syndicale 2015-2016 au SIAES - SIES.


Une idéologie éculée qui menace l'école républicaine.

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Loi et décret modifiant les obligations de service et les missions.

Ni « avancée », ni « sécurisation ». Une dégradation sans précédent !

Le décret 2014-940 modifiant les obligations de service et les missions des personnels enseignants du second degré a été signé par Benoit Hamon le 20 août et publié le 23 août au Journal Officiel.

Les protections statutaires de 350.000 professeurs du second degré datant de 1950 viennent de voler en éclats à la grande satisfaction des syndicats dits « réformistes » et avec la complicité du syndicat majoritaire.

Territorialisation de l’Ecole, accroissement du pouvoir du chef d’établissement, multiplication de réunions stériles, augmentation du temps de présence dans l’établissement et menaces d’annualisation s’accompagnent de la mise en place de l’école du socle, de l’écriture de nouveaux programmes et de la généralisation de la polyvalence déjà imposée aux enseignants dans certains collèges (Enseignement Intégré de Science et Technologie).

La suppression de la notation, au nom de l’idéologie, progressivement remplacée par l’évaluation par compétences et la quasi suppression du redoublement (passage tapis roulant de la maternelle à la terminale quels que soient le niveau et les efforts fournis par l’élève) risquent bien de transformer l’Ecole Républicaine, à laquelle nous sommes attachés, en une triste caricature de « L’école des fans », émission où les candidats finissaient tous premiers ex-aequo.

Evaluer par la mention « acquis » ou « en cours d’acquisition » pour masquer à tout prix la baisse du niveau revient à mentir aux élèves et aux familles. Les pourfendeurs de la notation expliqueront-ils bientôt que rien n’est jamais « non acquis » et que la mention « en cours d’acquisition » est préférable ? Stade ultime, feux tricolores ou émoticônes sont parfois utilisés.

Instruire et former nos élèves est tout aussi important que développer leurs compétences. La transmission des savoirs et des savoir-faire doit redevenir la priorité de l’Ecole.

Les décrets 2013-682 et 2013-683 du 24 Juillet 2013 actaient l’éclatement du second degré, la « primarisation » du collège, rattaché à l’école primaire, et la « secondarisation » du supérieur (création du bloc bac - 3 / bac + 3).

Les conséquences de la mise en place du conseil Ecole-Collège et la création du cycle dit « de consolidation » (CM1-CM2-Sixième) se font sentir dans de nombreux établissements où la liberté pédagogique des professeurs est remise en cause et à qui on demande d’effectuer des interventions croisées primaire / collège.

Comme pour mieux cacher la vérité aux professeurs, le décret modifiant les obligations de service et les missions des personnels n’entrera en vigueur qu’à compter de la rentrée scolaire 2015, c’est à dire après les élections professionnelles. Cela permettra aux organisations cogestionnaires, responsables de cette situation par leurs prises de position et par leurs votes, de mener campagne sans trop avoir à répondre de leurs actes auprès des professeurs dont beaucoup n’ont malheureusement pas encore pris pleinement conscience de la gravité de la situation.

La prérentrée prévue le 29 Août dans le calendrier scolaire triennal a certes été reportée au 1er septembre. Mais le calendrier n’a pas été modifié pour les deux prochaines années où prérentrée, et rentrée des élèves, sont prévues fin Août. Les organisations qui se sont attribuées le mérite du report de la prérentrée se sont bien gardées de mentionner ce point.

La pondération 1,1 dans les établissements REP+ s’accompagne comme nous le craignions d’une dégradation de l’emploi du temps des professeurs (créneaux pour des réunions d’équipe), de réunions que le chef d’établissement tente d’imposer, de tâches supplémentaires demandées aux enseignants. La liberté pédagogique des professeurs est fortement entravée. Des « classes sans notes » fleurissent et des interventions croisées primaire / collège sont initiées. A l’instar d’ECLAIR, les REP+ sont le laboratoire de dérèglementations et d’expérimentations purement idéologiques.

La rentrée 2014 sera également celle d’un recul historique pour les stagiaires, lauréats des concours de la session rénovée 2014, qui sont classés à l’échelon 1 (et non 3 comme leurs prédécesseurs) et pour les tuteurs dont l’indemnité est diminuée de 750 euros (l’UNSA a voté pour).

C’est également le retour des vieilles méthodes de l’IUFM. Les stagiaires à qui on cherche à imposer, au mépris des textes, de se réinscrire en master 2 alors qu’ils sont déjà titulaires de ce diplôme, nous rapportent les pressions ou le chantage à la titularisation qui est exercé par certains à l’ESPE.

Adeptes du double langage, certains tentent de faire oublier leur soutien au ministre Peillon et font mine de découvrir et de s’insurger contre les conséquences de sa loi d’orientation et de programmation.

D’autres affirment avoir obtenu des « avancées » ou une « sécurisation ».

Nous rappelons que cette loi a été activement soutenue par l’UNSA, le SGEN-CFDT et le SNALC et que la FSU (SNES, SNEP) s’est abstenue, donnant ainsi la majorité aux « réformistes ».

Le SIAES - SIES s’est toujours opposé à cette loi et à ces décrets et en demande l’abrogation car ils n’apportent aucune amélioration pour l’instruction et l’éducation des élèves et constituent une dégradation sans précédent pour les enseignants.

L’heure n’est certainement pas à la résignation !

Du 27 novembre au 4 décembre 2014, vous élirez vos représentants pour les 4 années à venir dans les CCPA, CAPA, CAPN, au CTA et au CTM.

Si vous refusez les réformes actuelles, si vous voulez être représenté et défendu efficacement par un syndicat qui ne trahira pas ses mandats, qui ne vous trahira pas, votez SIAES, votez SIES et votez FAEN ! 

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Emplois du temps "à trous" et "réunionite".

Un article publié à la rentrée 2013, mais malheureusement plus que jamais d'actualité.

Lire l'extrait du "Courrier du SIAES" n° 58


Le SIES en deuil.

Avis de décès de Jean Paul GARCIN

Hommages rendus lors des obsèques


"Refondation" Peillon désastreuse !

Rentrée scolaire 2014 inacceptable !

(collèges, lycées, lycées professionnels, CPGE)

 

La préparation de la rentrée scolaire 2014 réalisée dans les établissements ces dernières semaines est inacceptable. En effet, les dotations horaires attribuées aux établissements (collèges, lycées et lycées professionnels) ne suffisent pas à couvrir les besoins et à assurer un service public d’instruction et d’éducation de qualité pour l’ensemble des élèves partout sur le territoire.

Tous les établissements sont touchés par la pénurie et l’austérité (collèges, lycées, lycées professionnels) qu’ils relèvent de l’éducation prioritaire ou pas.

Les CPGE et les professeurs qui y exercent sont toujours menacés par la volonté de réformer du ministre et des syndicats qui soutiennent son action.

Les réformes délétères du ministre exclusivement basées sur le redéploiement de moyens et la destruction des protections statutaires, activement soutenues par le pôle des syndicats réformistes (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-FGAF) qui lui ont attribué moult satisfecit, voire un blanc-seing, s’avèrent catastrophiques et néfastes :

- pour les élèves dont les conditions d’apprentissage vont considérablement se détériorer ;

- pour les professeurs qui voient leurs conditions de travail se dégrader davantage ;

- pour les professeurs documentalistes, CPE et personnels de vie scolaire, grands oubliés de la « refondation ».

Les missions des professeurs sont modifiées en profondeur au détriment de la transmission des savoirs et des savoir-faire qui constitue, pour le SIES, la mission principale et le cœur du métier.

De nombreux dédoublements de classe ne sont pas reconduits, notamment dans les disciplines scientifiques et expérimentales. Les classes s’annoncent particulièrement surchargées. Des sections bilangues sont menacées par des expérimentations préfigurant une réforme purement idéologique de l’enseignement des langues vivantes. L’offre d’enseignement est restreinte créant ainsi des inégalités entre territoires. Ainsi, des options sont supprimées (grec, latin, langues régionales ...) et le nombre d’élèves pouvant bénéficier de l’enseignement d’une de ces disciplines est parfois volontairement limité par le chef d’établissement, y compris lorsque la demande est forte.

Pour de nombreux établissements, le rapport H/E (heures/élèves) de la DHG est insuffisant et le volume d’HSA est trop important. Cela a pour conséquence de développer la précarité des professeurs (suppressions de poste, compléments de service sur un ou deux autres établissements).

Les établissements relevant de l’éducation prioritaire n’ont pas reçu une dotation horaire en cohérence avec les effets d’annonce du ministre et des syndicats complices qui soutiennent ses réformes. Seuls quelques établissements sont labélisés REP + cette année. D’autres risquent de ne plus être considérés comme relevant de l’éducation prioritaire.

La pondération de 1,1 accordée dans les établissements REP + ne constitue pas une décharge. La pénibilité du travail dans ces établissements n’est donc pas reconnue. Bien au contraire, les chefs d’établissement exigent déjà des professeurs de nouvelles charges de travail et un temps de présence plus important dans l’établissement. La pondération de 1,1 n’est d’ailleurs pas appliquée au sens strict puisque les professeurs certifiés (ou d’EPS) à temps plein n’auront que 1,5 heures de pondération au lieu de 1,8 h (ou 2 heures en EPS). Les professeurs devront être présents durant ces heures et « travailler autrement », mettre en œuvre la « pédagogie de projet » et subir un « travail en équipe » imposé, voire l’interdisciplinarité et l’Enseignement Intégré de Science et Technologie (EIST), synonymes de polyvalence. Le SIES n’est pas opposé au travail en équipe à condition qu’il soit librement consenti et qu’il ne constitue pas une entrave à la liberté pédagogique des professeurs et à l’instruction des élèves.

Le rattachement du collège au primaire et la création du conseil « école-collège » génèrent de nouvelles obligations pour les professeurs. La réunionite, souvent stérile, s’accentue. Les « emplois du temps à trous » deviennent la norme.

La « refondation » Peillon s’accompagne d’une baisse des exigences et du niveau. Les exemples les plus flagrants sont l’expérimentation du choix de la voie d'orientation par les parents en fin de troisième réalisée dans 117 établissements en France (« dernier mot à la famille ») et le projet de circulaire du ministre instaurant « un régime de sursis applicable aux exclusions d’élèves prononcées par les Conseils de discipline ».

Le SIES défend les intérêts matériels et moraux des professeurs et des CPE. Il soutient les établissements qui ont voté la grève.

Marseille, le 14 février 2014


 

 

PUBLICATION DES COMPTES ANNUELS DU SIES

 

- au 31/08/2011 (exercice du 01/09/2010 au 31/08/2011)

- au 31/08/2012 (exercice du 01/09/2011 au 31/08/2012)

- au 31/08/2013 (exercice du 01/09/2012 au 31/08/2013)

- au 31/08/2014 (exercice du 01/09/2013 au 31/08/2014)

- au 31/08/2015 (exercice du 01/09/2014 au 31/08/2015)

- au 31/08/2016 (exercice du 01/09/2015 au 31/08/2016)

 

Conformément à la Loi du 20/08/2008, au décret d’application n° 2009-1665 du 28/12/2009 et à l'arrêté ministériel du 31/12/2009, le SIES publie ses comptes (bilan, compte de résultat et annexe sous une forme simplifiée).

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PUBLICATION DES COMPTES ANNUELS DU SIAES

 

- au 31/08/2011 (exercice du 01/09/2010 au 31/08/2011)

- au 31/08/2012 (exercice du 01/09/2011 au 31/08/2012)

- au 31/08/2013 (exercice du 01/09/2012 au 31/08/2013)

- au 31/08/2014 (exercice du 01/09/2013 au 31/08/2014)

- au 31/08/2015 (exercice du 01/09/2014 au 31/08/2015)

- au 31/08/2016 (exercice du 01/09/2015 au 31/08/2016)

 

Conformément à la Loi du 20/08/2008, au décret d’application n° 2009-1665 du 28/12/2009 et à l'arrêté ministériel du 31/12/2009, le SIAES publie ses comptes (bilan, compte de résultat et annexe sous une forme simplifiée).

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Dernière modification : 9 novembre 2017